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Économie numérique L’usage du Web reste rudimentaire au Maroc, selon la Cnuced

Économie numérique L’usage du Web reste rudimentaire au Maroc, selon la Cnuced

Le Maroc fait partie des pays où l’usage de l’Internet est nettement dominé par la participation aux réseaux sociaux au détriment du commerce électronique. Ainsi, plus de 80% des internautes marocains consacrent leur temps en ligne aux réseaux sociaux, contre 6% seulement qui effectuent des achats sur le Web. Les perspectives sont, toutefois, prometteuses pour l’Afrique, dont le Maroc.

Les internautes marocains continuent à faire un usage rudimentaire du Web. Ce constat vient d’être confirmé par la Conférence des Nations unies pour le commerce et le développement (Cnuced) qui a publié un rapport sur l’économie de l’information sous le titre «Numérisation, commerce et développement». Le Maroc fait, en effet, partie des pays où l’usage de l’Internet est nettement dominé par la participation aux réseaux sociaux au détriment d’usages plus utiles, à savoir notamment le commerce électronique. Ainsi, plus de 80% des internautes marocains consacrent le temps qu’ils passent sur le Web aux réseaux sociaux, contre 6% seulement qui effectuent des achats en ligne. Ce qui fait du Maroc l’un des pays les plus mal classés parmi ceux en développement. L'Égypte étant le dernier de la classe avec une proportion minime des internautes qui effectue des achats en ligne. Et ce, aux antipodes d’un pays comme la Suisse où le commerce électronique domine les réseaux sociaux.

Ce constat de l’usage moins utile de l’Internet concerne, d’ailleurs, une bonne partie des pays en développement où «les utilisateurs d'Internet ont une propension plus faible pour les achats en ligne que pour la participation aux réseaux sociaux», relèvent les auteurs du rapport qui précisent que la proportion d'internautes achetant en ligne variait de moins de 3% dans de nombreux pays les moins avancés (PMA) à 60% à Singapour. Une situation attribuée par les experts de cette organisation onusienne à une combinaison de plusieurs facteurs, dont le «manque de confiance dans l'environnement en ligne, une prise de conscience limitée du commerce électronique ainsi que des préférences culturelles».

Par contre, note le rapport qui cite les données d'Eurostat, les deux tiers des internautes en Europe ont acheté en ligne en 2016 et le taux d'utilisation augmente régulièrement, en particulier chez les jeunes. Au Danemark, en Allemagne et au Royaume-Uni, plus de 80% des internautes achètent déjà en ligne, indique le rapport de la Cnuced sur l’économie de l’information.

Par ailleurs, il ressort également de ce document que l’économie numérique évolue vite en Afrique, portée essentiellement par le commerce électronique. Ce qui fait du continent le marché d’avenir de l’économie digitale, selon la Cnuced qui conditionne la concrétisation de cette perspective à l’accompagnement de l’expansion de l’économie numérique à travers, notamment, une législation appropriée ainsi que des infrastructures adaptées, en plus de l’atténuation des inégalités qui subsistent entre les pays africains en la matière.

L’Afrique pâtit, en fait, d’un retard sur des aspects indispensables au développement du commerce électronique, relève le rapport. Il s’agit notamment, illustre-t-il, de la faible connectivité, d'une absence de solutions efficaces de paiement, d'une logistique commerciale défaillante, ainsi que des problèmes liés à la sécurité numérique et à l'absence de cadres juridiques adaptés. De plus, ajoute-t-il, moins de 40% des pays africains disposent actuellement d'une législation en matière de protection des données numériques.

Le 05 Octobre 2017

Source web par  Le Matin

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