Publication : Le Marketing territorial et le développement durable

Publication : Le Marketing territorial et le développement durable

Dr. Zouhair Mahmoudi est professeur à l’Institut Supérieur International de Tourisme de Tanger et intervenant auprès de diverses institutions relevant de l’enseignement supérieur (Faculté des Sciences et Techniques, Ecole Nationale de Commerce et de Gestion…). Titulaire de deux thèses de doctorat, il accuse à son actif une formation plurielle (Marketing, Management, Psychosociologie, sciences de l’information…). Son ouvrage met en avant l’intérêt que revêt le marketing territorial dans les actions de développement durable…

Pouvez-vous nous présenter succinctement votre ouvrage ?

L’ouvrage met en exergue l’indissociabilité du triptyque attractivité-compétitivité-durabilité des destinations touristiques, eu égard à la discipline du Marketing territorial. Un territoire est censé procurer du plaisir aux différents acteurs : plaisir d’y vivre, plaisir d’y investir, plaisir de le visiter… Le Marketing territorial vise à positionner une offre territoriale donnée en procurant des liens durables et mutuellement profitables pour les clients extérieurs potentiels (les entreprises, les étudiants, les touristes…) et pour les acteurs du territoire

Pourquoi vous évoquez le concept d’ «offre territoriale » plutôt que celui de «  produit territorial »?

Le produit « territoire » n’existe pas à priori, mais relève d’une construction psychosociologique, politique, culturelle, etc. ; La littérature parle d’offre territoriale plutôt que de produit territorial : c’est une offre de potentiel. En Marketing territorial, on ne  vend non pas un produit mais un potentiel de partenariat et de développement mutuel sur lequel elle n’a que peu de prise. La mise en tourisme suppose ipso facto un environnement duquel il ne peut être isolé ;

En quoi votre ouvrage se distingue-t-il des autres traitant de la même problématique ?

Le marché du tourisme international a, pour la plupart des cas, été étudié sous l’angle de la demande et de son impact (les recettes, les dépenses, les revenus des pays émetteurs, le pouvoir d’achat…), l’offre n’étant que peu citée et étudiée comparativement à la demande.

Or, tout échange comporte certes, la partie inhérente à la demande (l’analyse des flux monétaires…) et cette approche par la demande permet de simplifier la donne, d’homogénéiser les pays et les destinations (qui pourtant sont fort différentiés de par l’avantage comparatif, de l’expérience de consommation vécue…) et d’opérer des approches comparatives qui, pourtant, seraient non recevables si l’on y introduisait les particularités de l’offre propre à chaque pays, car cela donnerait lieu à une hétérogénéité telle qu’aucune approche comparative ne pourrait être opérée.

Le Marketing territorial diffère t il du marketing fondamental ?

Les spécificités du Marketing territorial mettent en doute certaines approches du marketing fondamental : par exemple, une agence de promotion territoriale ne vend non pas un produit mais un potentiel de partenariat et de développement mutuel sur lequel elle n’a eu que peu de prise de plus,   le prix est difficilement appréhendable en tant que variable du Marketing Mix tel que stipulé dans le Marketing fondamental. Londres et Paris comptent parmi les villes les plus chères au monde, pourtant ces villes demeurent particulièrement attractives et compétitives pour le secteur du tourisme. La mise en tourisme suppose ipso facto un environnement complexe duquel il ne peut être isolé etc.

Le 14 Octobre 2017

Source Web Par Voyages Affaires Et Luxe

Les tags en relation

 

Les articles en relation

Tourisme: L’effet COP se craquelle

Tourisme: L’effet COP se craquelle

Sauf l’euphorie des 15 jours, les marchés émetteurs toujours en berne Brexit, agendas électoraux et les affaires Lamjarred et Fikri rendent difficile un...