Etat d’urgence Par Nadia SALAH

Etat d’urgence  Par Nadia SALAH

Quatre mois sans gouvernement: le Maroc est en train de tomber en panne.

On plaisante  en affirmant que tout tourne aussi bien sans.

Sauf que c’est faux.

Les entreprises qui ont eu le malheur l’année dernière de faire confiance au gouvernement de Benkirane et/ou à l’un de ses ministres, toutes ces entreprises sont aujourd’hui en très grand danger: les paiements sont bloqués. Il va de soi que leurs employés sont aussi en grand danger, comme les fournisseurs et les employés de ces fournisseurs. Et ainsi de suite.

Ne parlons pas des opérations comme les cartables, les médicaments ou les recrutements,  ou les promotions  du tourisme, des exportations, des terroirs,  de l’artisanat…. Tout cela est en panne parce qu’il n’y a pas de gouvernement.

Seules les affaires diplomatiques et les finances publiques extérieures restent en dehors de cette mise à l’arrêt.

Plus complexe et plus dangereux à la fois: la plupart des responsables se sont aussi mis à l’arrêt. Ils savent très bien que personne ne leur reprochera le «rien faire» alors qu’ils seront peut-être les objets de vindictes et de règlements de compte s’ils poursuivent leurs tâches au service des citoyens.  On a vu comment ces dernières années, avec quelle facilité et absence de morale il est possible d’attaquer un responsable dans la plus parfaite injustice. Boussaïd, Benmokhtar ou Akhannouch ne sont pas près d’oublier de quelle façon ils ont été traînés dans la boue par leurs propres alliés.

Personne n’aura l’insolence de penser que Benkirane et ses amis mettent volontairement le pays en danger. Il faut s’interdire de soupçonner de telles noirceurs. Mais l’alternative, c’est-à-dire l’inaction par incompétence, n’est pas plus rassurante.

En réalité, il faudrait en venir à décréter l’état d’urgence sociale et économique.

Le 08 Février 2017

SOURCE WEB Par  L’économiste

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