Capital investissement: Les fonds nationaux toujours à la peine

Capital investissement: Les fonds nationaux toujours à la peine

76% des capitaux levés par des organismes internationaux

Seulement 786 millions de DH investis en 2016

En 2016, le volume des investissements en private equity a enregistré une légère hausse à 786 millions de dirhams injectés dans 18 entreprises contre 10 en 2015

Les investisseurs marocains lèvent moins de capitaux. Au cours des 4 dernières années, les engagements d’investissement se sont établis à 372 millions de dirhams, soit 14% des 2,3 milliards de dirhams (86%) des fonds ciblant plusieurs zones géographiques d’investissement.

En 2016, la quote-part des organismes de développement internationaux -la Société financière internationale (SFI), la Banque européenne d’investissement (BEI) et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement (BERD)-  a fortement augmenté notamment avec la 3e génération de fonds. Elle se situe à 76%. Le reste est engagé par les compagnies d’assurances, les banques et les sociétés de gestion d’actifs.

En 2016, les montants levés s’élèvent à 305 millions de dirhams. Ceux investis montent à 786 millions de dirhams. C’est ce qui ressort du rapport présenté mardi  7 mars par l’Association marocaine des investisseurs en capital (Amic) en collaboration avec  le cabinet Grant Thornton. Les investisseurs en capital sont attirés essentiellement par les services et transport, l’aéronautique, la santé et l’éducation. En 2016, le fonds britannique Actis a placé 100 millions de dollars pour accompagner le développement de Mundiapolis en Afrique. En parallèle, Saham a investi 65 millions de dirhams pour financer Sana Education Morocco. Dans l’automobile, la filiale de la CDG, Fipar-Holding, a injecté 70 millions de dirhams dans le capital de l’usine PSA Kénitra. Abraaj Group a participé dans le développement de Label’Vie à hauteur de 1 milliard de dirhams.

La culture du risque reste quasi absente dans l’état d’esprit des investisseurs. Plus de 70% ciblent des entreprises en phase de développement. Les opérations de transmission atteignent 18%. L’amorçage  et le retournement sont plafonnés à 1% à fin 2016.

L’offre du capital investissement émane de 21 sociétés de gestion dont 3 dédiées à l’infrastructure  gérant une quarantaine de fonds.  L’effectif moyen des sociétés de gestion est de 6 personnes.

Pour 2017, 34% des gestionnaires sondés dans l’étude soulignent  que l’investissement dans de nouvelles entreprises sera le prochain challenge du capital investissement. La moitié de ces investisseurs comptent réaliser des levées de fonds cette année. Ils planifient une sortie de la majorité de leur portefeuille aux premiers semestres 2017 et 2018. Au-delà de la santé et l’éducation, l’énergie est également l’une des cibles des investisseurs.

Le 08 Mars 2017

SOURCE WEB Par L’économiste

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