COMMENTAIRE L'ambition manufacturière chinoise n'est pas une menace

COMMENTAIRE L'ambition manufacturière chinoise n'est pas une menace

Le plan chinois portant sur le développement des industries technologiques, publié il y a environ deux ans, est devenu de manière inattendue la cible de critiques cette semaine.

Un long rapport publié récemment par la Chambre de Commerce de l'Union européenne (UE) en Chine, a prétendu que le soutien chinois au secteur manufacturier des hautes technologies devrait détériorer le traitement réservé aux entreprises étrangères, et permettait en même temps une concurrence injuste des acteurs nationaux subventionnés par le gouvernement.

Une information publiée par un média a qualifié le plan de "menace pour les entreprises étrangères", ajoutant des préoccupations à l'environnement commercial du pays.

L'argument, semblant raisonnable, ne reflète pas la situation véritable.

La Chine avait accordé depuis de longues années aux entreprises multinationales des privilèges, inimaginables pour les entreprises nationales, dont une réduction considérable des taxes et des subventions. Les autorités territoriales, en particulier celles dans les régions moins développées, ont fourni encore plus de politiques généreuses, y compris l'utilisation gratuite de terrains.

"Un tel traitement supranational" a été utilisé pour être un terme populaire dans le pays pour décrire ces politiques préférentielles exclusives.

Aujourd'hui, ce traitement spécial est supprimé progressivement, alors que le gouvernement laisse le marché décider. En même temps, davantage de secteurs économiques clés sont ouverts aux investisseurs internationaux, et des zones de libre-échange établies.

"La porte de la Chine sera ouverte plus largement", a déclaré le Premier ministre chinois Li Keqiang pour rassurer les entreprises étrangères, dans un rapport d'activités du gouvernement lu devant les députés chinois début mars.

M. Li a également promis les mêmes politiques préférentielles dans le programme d'amélioration du secteur manufacturier pour les acteurs chinois et étrangers, en plus d'un traitement égal concernant la demande de licence, l'établissement des normes et les achats du gouvernement.

Quant aux sociétés à capitaux étrangers, un grand nombre d'ouvriers chinois dans des industries de transformation ont permis à celles-ci, depuis des décennies, d'engranger des profits considérables, tout en recevant pourtant de bas salaires.

Les dirigeants des industries internationales ont raison d'avoir peur de l'érosion de leur marge compétitive, alors que la progression des entreprises chinoises du secteur des hautes technologies briseront leur monopole en la matière.

Mais la concurrence est saine et elle favorisera la productivité et la qualité, et bénéficiera aux consommateurs à l'échelle mondiale.

Le rêve chinois de devenir une puissance manufacturière ne portera pas atteinte aux entreprises étrangères. Au contraire, il créera davantage d'opportunités pour la coopération et la croissance mutuelle.

Le marché sera très respecté, les entreprises libres de faire leurs propres choix sans intervention. Par exemple, les subventions ont été réduites de manière significative pour les producteurs de véhicules électriques.

Il n'est pas raisonnable de compter sur la Chine d'un côté, pour qu'elle puisse pousser l'économie mondiale, et de l'autre côté, de dénigrer ses efforts en quête d'un développement durable s'appuyant sur des améliorations technologiques.

Les accusations ne peuvent jamais faire du bien aux profits des entreprises et à l'avancée économique. Seules l'innovation permanente et la réforme peuvent apporter un avenir brillant au monde, comme le fait la Chine actuellement.

Le 10 Mars 2017

SOURCE WEB Par Xinhuanet

Les tags en relation

 

Les articles en relation