Résultats 2016. BMCE Bank survole le secteur bancaire

Résultats 2016. BMCE Bank survole le secteur bancaire

C’est un exercice sous le signe de la hausse qu’a enregistré le groupe BMCE Bank Of Africa, et ce, à tous les niveaux. L’établissement a enregistré des taux de croissance nettement supérieur au secteur.

"Les résultats de l’année 2016 ont été exceptionnels et historiques".

C’est avec ces mots que Brahim Benjelloun Touimi, directeur général de BMCE Bank a qualifié les réalisations de l’exercice écoulé. Au sein de l’auditorium perché au 10ème étage de son siège, le top management de la banque présidée par Othman Benjelloun a levé le voile sur ses performances de l’année dernière. Aucune communication financière n’a été faite avant ce rendez-vous.

S’il y a bien une banque qui a affiché des résultats en très forte hausse cette année, c’est bien BMCE Bank. Alors que toutes ses rivales, ou presque, ont eu des difficultés pour générer des PNB en timide hausse, celui de la BMCE réalise une amélioration spectaculaire. Le PNB (équivalent du chiffre d’affaires dans le secteur bancaire) a progressé pour la BMCE de 10%, et s’est établi à presque 13 milliards de DH à fin décembre 2016, soit plus d’un milliard de DH additionnel en 12 mois d’activité.

"C’est la plus forte progression de revenus dans le secteur", précise fièrement Driss Bennani, directeur général délégué en charge des finances à la BMCE Bank.

Cette amélioration se justifie par le bon comportement des activités de marché qui ont progressé en une année de 86%. Les activités génératrices d’intérêt et de commissions ont réalisé une augmentation de 8% en comparaison avec l’année précédente.

Dans le détail, l’activité au Maroc a contribué à hauteur de 59% dans ce PNB, alors que l’Afrique subsaharienne représente 32% à fin 2016.

Un coût du risque impacté par l’Afrique

Les charges générales d’exploitation ont, eux aussi, enregistré une hausse pour atteindre 7,3 milliards de DH, soit 6,4% en plus que son niveau à fin décembre 2015.

Ensuite, le résultat brut d’exploitation s’est bonifié de 15% et affiche 5,6 milliards de DH. "Là encore, c’est la plus forte progression du secteur alors que nous n’avons pas de produit exceptionnel lié à une plus-value. C’est principalement grâce aux différents compartiments de la banque et de ses filiales", précise Driss Benjelloun.

Le coût du risque a progressé au niveau consolidé de 12,3% et s’établit à 1,6 milliard de DH. Selon le management de la banque, ce niveau ne devrait pas causer de problèmes et il reste confiant quant à son amélioration au fil des années.

"Ce sont certains pays africains qui ont impacté négativement ce poste", lâche Driss Benjelloun. Ce coût du risque provient principalement de la filiale BOA dont la contribution à ce poste est de 45%. Le coût du risque de l’activité nationale représente 41%.

Malgré cette hausse, le résultat d’exploitation ressort indemne et affiche même une bonification de 16% à presque 4 milliards de DH. Enfin, le résultat net part du groupe (RNPG) suit la même tendance haussière pour dépasser de peu les deux milliards de DH, soit 4,1% de hausse.

"La contribution de l’activité domestique dans le RNPG est de 60%, et le reste provient des différentes filiales de la BMCE. C’est la confirmation que nous sommes vraiment un groupe international", renchérit le DG chargé des finances.

Tout au long de la présentation, le management de la BMCE Bank n’a pas souhaité trop s’étaler sur le volet fiscal dont les charges ont significativement progressé. "Nous ne souhaitons pas véritablement communiquer sur le contrôle fiscal, il n’y a pas lieu d'entrer dans de quelconques polémiques par rapport à ce genre de mission légitimement conduites chez le contribuable", rétorque Brahim Benjelloun Touimi au sujet du redressement fiscal dont la banque a fait l'objet. Avant d’ajouter que "quand le contribuable arrive à trouver avec intelligence le dénouement de ces opérations, ça lui appartient à lui seul et nos commissaires aux comptes ont attesté que les choses se sont passées dans les règles de l’art".

Le projet emblématique

Avant la fin de la séance des résultats, le président Othman Benjelloun est venu, comme à son habitude, saluer les présents et dire un mot. Ce dernier a été principalement sur le projet de la "Cité Mohammed VI Tanger Tech". "Un projet dans lequel la BMCE Bank a joué un rôle d’initiateur, d’investisseur mais aussi de banquier", rappelle Othman Benjelloun.

Avant d’ajouter que "c’est une cité difficile à décrire mais c’est un projet futuriste et écologique". L’homme le plus riche du Maroc a rappelé les différents chiffres liés aux investissements et à l’emploi de ce projet qu’il qualifie d’emblématique. Ceci tout en mettant en avant le partenariat que son groupe a noué, entre autres, avec l’entreprise chinoise "Haite".

Le 30  Mars 2017

SOURCE WEB Par Médias 24

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