El Othmani dévoile les 5 axes de son quinquennat

El Othmani dévoile les 5 axes de son quinquennat

Le chef de l’Exécutif a présenté le programme gouvernemental pour obtenir l’investiture du Parlement

Le premier axe concerne le soutien du choix démocratique, des principes de l’Etat de droit et de la loi et la consécration de la régionalisation avancée.

La feuille de route gouvernementale est enfin connue. En effet, le chef de gouvernement, Saad Eddine El Othmani, vient de présenter au cours d’une séance plénière commune des deux Chambres parlementaires le programme gouvernemental. Il s’agit d’une étape importante puisque l’Exécutif doit obtenir l’investiture parlementaire. Articulé autour de 5 axes, ledit programme détaille les objectifs prioritaires et les principales mesures gouvernementales pour les cinq prochaines années. Dans ce sens, le premier concerne le soutien du choix démocratique, des principes de l’Etat de droit et de la loi et la consécration de la régionalisation avancée.

Le deuxième axe porte, quant à lui, sur le renforcement des valeurs de la transparence, la réforme de l’administration et la consécration de la bonne gouvernance. De leur côté,  le troisième et quatrième axes sont relatifs respectivement au développement du modèle économique, la promotion de l’emploi et du développement durable ainsi que le renforcement du développement humain et de la cohésion sociale et spatiale, alors que le cinquième axe porte sur le renforcement du rayonnement international du Maroc au service de ses causes justes dans le monde. Plus concrètement, l’Exécutif vise à réaliser au cours de son mandat un taux de croissance économique compris entre 4,5 et 5,5%.

Le chef de gouvernement a également fait part de sa volonté devant les parlementaires de maîtriser le déficit budgétaire à 3% du PIB (Produit intérieur brut) à l’horizon 2021 tout en œuvrant pour ramener le taux d’endettement de la trésorerie à moins de 60% du PIB. Selon le numéro un de l’Exécutif, le taux de l’inflation devrait être, quant à lui, maintenu à moins de 2% alors que le taux de chômage devra baisser à 8,5%. Le gouvernement entend ainsi mettre les bouchées doubles sur le plan économique, notamment pour renforcer la compétitivité de l’économie nationale et de poursuivre l’amélioration du climat des affaires. Sur ce plan, El Othmani s’est fixé d’ores et déjà comme objectif de permettre au Maroc d’intégrer le cercle des 50 premières économies mondiales dans l’indice Doing Business à l’horizon 2021. Ce n’est pas tout. le chef de gouvernement entend accélérer avec son équipe la fusion des instances publiques soutenant et encourageant l’investissement, l’exportation et la promotion. Il est également question de la mise en place d’un cadre financier spécifique pour les petites et moyennes entreprises industrielles.

L’Exécutif se fixe même des objectifs chiffrés à travers notamment l’accompagnement  de 20.000 entreprises, dont 500 pionnières, et l’élaboration d’une stratégie nationale pour intégrer le secteur privé non structuré. Le domaine agricole n’est pas en reste puisque le gouvernement table sur la poursuite de la mise en place du Plan Maroc Vert, le renforcement de la viabilité de l’agriculture solidaire et l’encouragement des industries agroalimentaires. La mise en place du programme 2017-2021 pour les projets pilier II de l’agriculture solidaire est également annoncé. Ce dernier concerne 297 projets pour un montant de 6,5 milliards de dirhams et bénéficie à 130.000 petits agriculteurs. Par ailleurs, l’accent sera mis sur la gestion des ressources hydriques à travers l’adoption d’un plan national pour l’eau et la mise en œuvre de son programme. Il s’agit également de poursuivre le renforcement de l’infrastructure et les équipements hydriques via la réalisation de 15 grands barrages programmés à la hauteur de 3 barrages par an pendant la période 2017-2021 et la construction de 10 petits barrages par an afin de contribuer à répondre aux besoins du monde rural en eau potable, l’irrigation et l’alimentation de la nappe phréatique.

Rayonnement à l’international

Le chef de l’Exécutif, Saâd Eddine El Othmani, a affirmé devant les parlementaires que le gouvernement s’engage à renforcer le rayonnement international du Maroc au service des causes justes du Royaume à travers le monde, en application de la vision stratégique de SM le Roi.

«L’action du gouvernement dans le domaine diplomatique s’inscrit dans le cadre de la mise en œuvre de la vision stratégique de SM Mohammed VI concernant le positionnement du Maroc et ses intérêts suprêmes ainsi que ses partenariats sur le plan régional, continental et international», a-t-il indiqué.

Et de poursuivre : «Le gouvernement œuvrera au renforcement de l’effort diplomatique pour la défense de la question nationale, pour faire face aux ennemis de l’unité nationale et territoriale et clore définitivement le conflit artificiel autour des provinces du Sud».

Vote de confiance

La présentation du programme gouvernemental devant le Parlement est une étape cruciale pour le gouvernement. En effet, les députés de la première Chambre doivent procéder à l’examen du programme avant de procéder à une séance de vote.

C’est ce que les experts en droit appellent le vote de confiance, une condition sine qua non pour un gouvernement avant de démarrer ses prérogatives.

Théoriquement, le gouvernement doit passer haut la main cette étape et obtenir ainsi l’investiture parlementaire.

Composée de six partis politiques, à savoir le Parti de la justice et du développement (PJD), le Rassemblement national des indépendants (RNI), l’Union constitutionnelle (UC), le Mouvement populaire (MP), l’Union socialiste des forces populaires (USFP) et le Parti du progrès et du socialisme (PPS), la majorité parlementaire dispose de pas moins de 240 sièges à la Chambre des représentants.

Le groupe parlementaire du parti de l’Istiqlal pourrait également voter en faveur du programme gouvernemental.

Le 21 Avril 2017

SOURCE WEB Par Aujourd'hui le Maroc

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