Green Invest Conference Tan-Tan en passe de devenir un pôle d’attraction des investissements durables

Green Invest Conference Tan-Tan en passe de devenir un pôle d’attraction des investissements durables

La «Green Invest Conference» a permis de faire découvrir la région aux investisseurs.

En marge festivités du Moussem de Tan-Tan, la «Green Invest Conference», un cadre de réflexion économique et de recherche misant sur les opportunités d’investissement, a tenu sa deuxième édition samedi dernier dans le site féérique d'Oued Chbika.

La deuxième édition de la «Green Invest Conference» (GIC) qui s’est tenue samedi dernier en marge des festivités du Moussem de Tan-Tan a eu lieu à Oued Chbika en présence de nombreux investisseurs venus d’Espagne, de France, de Nouvelle-Calédonie, des Émirats arabes unis, de plusieurs pays africains… tous intéressés par les opportunités d’investissement qu’offre la région de Guelmim-Oued Noun, et plus particulièrement la zone de Tan-Tan.

Lançant officiellement les travaux du festival à cette occasion, l’ambassadeur du Maroc en Espagne et président de la Fondation Almouggar, organisatrice du festival, Mohammed Fadel Benyaïch, a tenu à préciser que «la Green Investment Conference» permet de découvrir les multiples et importantes opportunités d’affaires dans la zone dans les domaines de l’agriculture et de la pêche, du tourisme durable, de l’habitat social, de l’eau et de l’environnement. «Notre vœu le plus cher est que cette rencontre puisse avoir un impact social sur la population de la région», a-t-il souhaité.

En présence de nombreux investisseurs, de représentants d’institutions nationales et internationales, de banquiers, d'opérateurs économiques marocains, de ministres et autres responsables, M. Benyaïch a rappelé les potentialités de la région, indiquant toutefois que «la vitesse de croisière du Moussem ne sera atteinte que lorsqu’il y aura des projets concrets et durables pour cette région. La première édition de la GIC a permis de faire découvrir la région aux investisseurs. Il n’y avait pas de projets concrets. Pour cette deuxième édition, on s’est concentré pendant l’année à préparer des dossiers concrets pour pouvoir les présenter aux investisseurs qui sont venus très nombreux. Il y a beaucoup de Français, d’Espagnols, des investisseurs venus de la Nouvelle-Calédonie, beaucoup d’Africains… qui sont tous intéressés par Tan-Tan», précise-t-il. En effet, en plus de cela, les organisateurs se sont engagés à élaborer des recommandations qui feront l’objet d’un livre blanc et qui s'articulent autour des enjeux du développement durable et de la lutte contre le changement climatique, la valorisation des ressources, la promotion de l’art et de la culture locale. Ce livre blanc constituera la pièce maîtresse d’une évaluation annuelle des activités liées au Moussem et la région de Tan-Tan.

D’ailleurs, lors des débats au sujet des potentialités d’investissement dans la région, les participants ont émis une importante recommandation selon laquelle tout investissement entrepris dans cette zone devrait prendre en considération l’environnement et le développement durable. Dans ce sens, Mohamed Sajid, ministre du Tourisme, du transport aérien, de l’artisanat et de l’économie sociale, a estimé que les retards enregistrés dans la réalisation du projet touristique de Oued Chbika sont une occasion pour revoir ce projet afin de prendre en compte le volet environnement. Une idée que partage également le directeur de l’agence de promotion des investissements, Maroc Invest, Hicham Boudra. Ce dernier a en effet souligné la nécessité pour tout investissement de préserver l’environnement et le patrimoine culturel et touristique. Même son de cloche chez Saïd Mouline, directeur général de l’AMEE (Agence marocaine de l’efficacité énergétique), qui a affirmé que «le modèle à développer doit respecter la région et la dimension de la durabilité».

Dans ce cadre, le représentant de l’opérateur touristique internationale Orascom au Maroc, Mehdi Alami, a souligné que les aspects liés au développement durable étaient pris en compte dans le projet touristique de Oued Chbika et qu’une étude d’impact environnemental avait été réalisée. C’est le souci écologique qui a poussé l’entreprise revoir et repositionner son projet en renonçant à la réalisation d’un terrain de golf de 18 trous.

Le 08 Mai 2017

SOURCE WEB Par Le Matin

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