Le «commandeur des croyants» Mohammed VI défie le boycott et ouvre une ligne aérienne Rabat-Tel-Aviv

Le «commandeur des croyants» Mohammed VI défie le boycott et ouvre une ligne aérienne Rabat-Tel-Aviv

Les relations bilatérales entre le Maroc et Israël ont l’air de bien aller.

Elles vont d’ailleurs si bien que Rabat et Tel-Aviv viennent de donner leur «OK» pour la reprise des dessertes aériennes entre les deux pays, 13 années après leur suspension. L’information, rapportée aujourd’hui par le quotidien Al-Quds Al Arabi et confirmée par ailleurs autant du côté marocain que du côté israélien, mentionne que les vols se feront via la Sicile en raison de l’absence pour le moment d’un accord aérien entre le Maroc et Israël.

Le responsable d’une agence de voyages basée à Tel-Aviv indique qu’il sera possible aux citoyens israéliens de rallier Marrakech ou Casablanca à partir de la capitale de l’Etat hébreu dès le mois de mai prochain et que le coût d’un billet a été fixé à 600 dollars. Les dessertes entre les deux pays seront assurées par une compagnie italienne. Cette ligne fonctionnera durant deux mois avec une option de prolongation.

La presse marocaine mentionne que l’idée de rouvrir la desserte Tel-Aviv-Casablanca-Marrakech vient du tour-operator israélien Flying Carpet. «Les vols entre le Maroc et Israël alterneront une semaine vers Casablanca et la suivante vers Marrakech afin de permettre aux touristes de débuter leur séjour dans une ville et de le terminer dans l’autre. Si les résultats sont concluants, le tour-opérateur israélien prévoit d’intensifier les vols entre les deux pays et de faire de Casablanca et de Marrakech des destinations à part entière», révèle un site internet d’information israélien. Certaines sources indiquent que plus de 40 000 Israéliens voyagent chaque année au Maroc pour y faire du tourisme.

Cette reprise des dessertes aériennes entre le Maroc et Israël annonce-t-elle une officialisation des relations qu’entretiennent les deux pays. L’hypothèse n’est pas à exclure. L’information tombe en tout cas au moment où une délégation marocaine composée de journalistes, de médecins et d’activistes des droits de l’Homme revient d’Israël. Cette délégation, écrivent certains médias israéliens, a rencontré des députés de la Knesset.

Officiellement, elle avait pour objectif de participer à la conférence de Matrouz, organisée à Al-Qods. La presse israélienne a cependant insisté sur l’idée que «cette visite s’inscrit dans le cadre d’une politique du Maroc destinée à normaliser ses relations avec Israël». La même source précise à ce propos que «la conférence de Matrouz a pour objectif de raffermir les liens d’amitié entre le Maroc et Israël». A rappeler qu’en novembre 2016, un groupe de journalistes marocains s’était également rendu dans les territoires occupés palestiniens où ils avaient rencontré sur place des responsables israéliens.

Cette visite, rappelle la presse israélienne, a suscité la colère du Mouvement de la résistance islamique du Hamas. Le porte-parole du Hamas, Fawzi Barhoum, a soutenu que la réunion de journalistes marocains avec des autorités israéliennes signifiait «une trahison à la nation et aux idéaux palestiniens» qui blessait les sentiments des Arabes, des musulmans et des sympathisants de la cause palestinienne. «La visite de la délégation marocaine dans les territoires occupés palestiniens exhorte Israël à continuer ses crimes et atrocités contre les Palestiniens», a affirmé Fawzi Barhoum.

Le 6 février 2017

SOURCE WEB Par Dreuz

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