Coopératives: le nouveau cadre juridique ne séduit pas

Coopératives: le nouveau cadre juridique ne séduit pas

Sur les 15.700 coopératives créées avant l’entrée en vigueur de la loi 112-12, seules 5.000 se sont conformées au nouveau cadre juridique. Toutefois, les 10.700 restantes ont jusqu’à fin 2019 pour corriger le tir.

Aujourd’hui Le Maroc rapporte, dans son édition de ce 14 février, que, sur les 15.700 coopératives créées avant l’entrée en vigueur de la loi 112-12, à peine un tiers d'entre elles s’est finalement conformé aux nouvelles dispositions. Aujourd’hui, pas moins de 5.000 anciennes coopératives ont achevé la procédure d’adaptation au nouveau dispositif dont l’objectif est de renforcer leur indépendance et d'encourager la libre initiative des coopérateurs. En gros, la finalité est d’améliorer la gestion et l’organisation des coopératives qui constituent un maillon essentiel pour la création d’emploi, notamment dans les zones reculées de notre pays.

Le quotidien précise que les 10.700 coopératives qui restent ont encore jusqu’à fin 2019 pour se mettre en règle. Dans cette perspective, l’Office du développement de la coopération renforce ses campagnes de sensibilisation avec l’ensemble des parties prenantes. Selon Aujourd’hui Le Maroc, depuis l’entrée en vigueur de la nouvelle loi, le secteur connaît une bonne dynamique. En effet, on dénombre aujourd’hui 20.000 coopératives, soit un dédoublement du nombre de créations. Depuis l’application de la loi, les services de l’office recensent 1.100 demandes par mois, en termes de validation de demandes de dénomination.

Le journal rappelle que le nouveau texte est venu corriger les lacunes constatées au niveau du cadre juridique, dotant désormais les coopératives d’un mécanisme juridique adapté qui facilite leur création et la concrétisation de leurs objectifs. Le quotidien souligne que la nouvelle loi offre de multiples avantages aux coopératives pour améliorer leur organisation.

Ainsi, les coopératives peuvent dorénavant concurrencer les entreprises dans la mesure où le nouveau cadre leur permet de participer au marché public. Ce qui constitue une première au niveau national. De même, les petites coopératives peuvent également se contenter d’un gestionnaire, plutôt que du conseil d’administration exigé par l’ancien texte de loi.

Le 10 février 2018

Source Web : Le  360

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