Crimes sociaux

Crimes sociaux

Les associations professionnelles du tourisme continuent de se disputer avec le savoir-faire et le volontarisme nécessaires aux grands schismes.

De l’extérieur, c’est totalement incompréhensible. De l’intérieur, c’est au moins aussi important que la Seconde Guerre mondiale. Elles se battent pour savoir s’il faut ou non s’affilier, ou se ré-affilier à la CGEM.

Elles sont bien les seules à ne pas voir que c’est une non-question!

Par chance, les arrivées progressent à deux chiffres, au-dessus de la moyenne mondiale.

Ce score ne vient pas du ministère. Au contraire, devrait-on dire. En effet, sous trois mandats successifs, ce département est resté totalement, parfaitement, entièrement inactif.

Pour corser le tout, le gouvernement actuel s’est donné deux responsables du tourisme au lieu d’un seul: le ministre lui-même, chef de son parti, l’UC, pour s’occuper du Transport aérien, du Tourisme, de l’Artisanat et des Affaires sociales plus une secrétaire d’Etat (RNI) pour s’occuper spécialement du Tourisme.

Cela fait très exactement un an et deux mois qu’ils ne font… rien. Ah si, ils ont réussi à jeter dehors, c’est le mot qui convient, le patron de l’ONMT qui, lui, pouvait revendiquer les deux chiffres des arrivées.

Pas de direction depuis au moins trois mandats, l’Office décapité, tout ce petit monde est revenu à son état premier: les querelles de personnes.

Dans leur dos, les touristes qui sortent des aéroports, après avoir maudit le transport aérien, vont de moins en moins dans les hôtels.

Ils ne font presque plus de circuits, ils évitent les boutiques d’artisanat remplies des mêmes babioles qu’avaient achetées leurs parents autrefois… On leur a parlé de musées et de cultures fantastiques, mais ils croisent les regards haineux de ces jeunes qui trouvent de moins en moins à employer leur force et leur ambition.

Il se commet-là de véritables crimes économiques et sociaux.

Le 07 Mai 2018

Source web Par L’économiste

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