Enseignement privé: une école sur quatre n’utilise pas les manuels homologués

Enseignement privé: une école sur quatre n’utilise pas les manuels homologués

25% des écoles privées n’utilisent pas les manuels homologués, notamment pour la langue française. 20% des établissements privés ne respectent pas non plus le volume horaire fixé par le ministère.

Un établissement scolaire privé sur quatre n’utilise pas les manuels scolaires homologués par le ministère de l’Education nationale. Cependant, cela ne concerne que la langue française, les élèves du secteur privé étant en avance, par rapport à leurs camarades du public, dans cette matière. Globalement, neuf établissements privés sur 10 se conforment aux programmes pédagogiques établis par le ministère, rapporte le quotidien Al Ahdath Al Maghribia dans sa livraison du jeudi 28 juin.

Ces chiffres ont été avancés, précise le journal, par le ministre de l’Education nationale qui répondait, lundi, à une question orale sur le sujet devant la première Chambre. Selon le ministre, cité par le journal, son département a pu effectuer, en 2017, des missions d’inspection dans 459 établissements scolaires privés sur un total de 4.040 écoles accréditées par l’Etat. Il ressort également de ces missions que les école privées, dans leur majorité (au moins 80%), respectent le volume horaire établi pour chaque matière.

Les 20% restantes n’hésitent pas à augmenter les heures de cours pour certaines matières dont, notamment, les langues étrangères et les matières programmées pour les examens normalisés. C’est d’ailleurs, explique le journal, l’un des arguments de marketing de ces écoles et le fondement de leur projet pédagogique. En outre, et sur le plan global, les inspecteurs du ministère ont relevé une concordance, à hauteur de 94%, entre ce qui est programmé et ce qui a été effectivement enseigné aux élèves.

D’une manière générale, affirme Al Ahdath Al Maghribia, les établissements de l’enseignement privé respectent les engagements prévus par la loi. Pour sa part, le ministère assure un contrôle régulier de ces établissements et intervient de manière ponctuelle à chaque fois qu’il reçoit une plainte ou une réclamation des parents d’élèves. Lesquelles réclamations portent le plus souvent sur des cas de non conformité des programmes enseignés aux programmes nationaux.

Ainsi, souligne le journal qui cite le ministre, l’inspection générale du ministère a déjà adressé plusieurs avertissements et blâmes aux écoles privées ayant commis ce genre de dérapages. En même temps, les académies régionales procèdent aux contrôles réguliers de ces établissements et envoient des rapports périodiques au ministère.

Le 27 Juin 2018

Source web Par Le 360

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