Doing business 2019: Le Maroc fait un bond de 9 places, en partie grâce à l'aboutissement de 4 réformes

Doing business 2019: Le Maroc fait un bond de 9 places, en partie grâce à l'aboutissement de 4 réformes

Au cours des sept dernières années, le royaume a amélioré son classement de 37 places, passant du 97e rang en 2012 au 60e actuellement.

ÉCONOMIE - Attentivement scruté par les investisseurs, le rapport Doing Business, référence de la Banque mondiale sur l’environnement des affaires, permet de mesurer l’attractivité d’un pays. Après avoir perdu une place au classement 2018, le Maroc fait amende honorable en grignotant 9 places au ranking de la version 2019. Le royaume pointe ainsi à la 60ème position avec un score de 71,02 contre 68,56 une année auparavant. Le bond de 9 places se répartit entre révisions des données (+5 places) et réformes (+4).

Dix places séparent désormais le Maroc de son objectif, le royaume s’étant fixé comme but d’intégrer le top 50 au plus tard en 2021. Au cours des sept dernières années, le pays a amélioré son classement de 37 places, passant du 97e rang en 2012 au 60e actuellement, réduisant ainsi l’écart par rapport aux meilleures pratiques mondiales.

Premier en Afrique du Nord, troisième en Afrique et deuxième dans la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord), le royaume performe dans la région.  Au niveau du continent africain, il a maintenu sa 3ème position derrière les Îles Maurice (20ème) et le Rwanda (29ème), et devance le Kenya (61), la Tunisie (80), l’Afrique du sud (82ème) et le Botswana (86ème).

Dans le détail, le pays s’est amélioré sur cinq indicateurs et a perdu des places sur quatre autres. En ce qui concerne l’indicateur de paiement des taxes et impôts, sa position est restée inchangée, à la 25e place.

scalefit

Autre point notable relevé par le rapport: les réformes mises en oeuvre entre 2017/18. Le royaume a mis en oeuvre la deuxième plus grande vague de réformes depuis le lancement du rapport Doing Business. Le rapport de la banque mondiale en a retenu quatre qui visent directement à améliorer le climat des affaires.

Le pays a permis de rendre la création d’entreprise moins coûteuse en supprimant les frais d’inscription et les droits de timbre. Sur le volet du transfert de la propriété, le Maroc a facilité l’enregistrement des biens en augmentant la transparence du cadastre et en simplifiant les procédures de transfert de la propriété réalisée par la conservation foncière

Concernant le commerce transfrontalier le royaume a facilité l’exportation et l’importation en mettant en place un système de dédouanement sans papier et en dématérialisant les procédures. S’agissant de l’indicateur du règlement de l’insolvabilité le pays a reformé son code du commerce et a facilité sa résolution en facilitant l’ouverture de la procédure, en encourageant la poursuite des activités du débiteur pendant la procédure d’insolvabilité ou encore en rendant la procédure d’insolvabilité plus accessible aux créanciers et en leur permettant une plus grande implication dans la procédure.

A noter que les réformes menées au niveau national s’inscrivent dans un contexte régional plus large. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont atteint un nouveau record avec 43 réformes. Et c’est le domaine de la création d’entreprises qui a connu le plus d’améliorations, avec 50 réformes cette année.

Parmi les dix économies qui arrivent en tête du classement annuel de la Banque mondiale sur la facilité de faire des affaires, la Nouvelle-Zélande, Singapour et le Danemark conservent respectivement leur premier, deuxième et troisième rang pour la deuxième année consécutive.

Autre point notable relevé par le rapport: les réformes mises en oeuvre entre 2017/18. Le royaume a mis en oeuvre la deuxième plus grande vague de réformes depuis le lancement du rapport Doing Business. Le rapport de la banque mondiale en a retenu quatre qui visent directement à améliorer le climat des affaires.

Le pays a permis de rendre la création d’entreprise moins coûteuse en supprimant les frais d’inscription et les droits de timbre. Sur le volet du transfert de la propriété, le Maroc a facilité l’enregistrement des biens en augmentant la transparence du cadastre et en simplifiant les procédures de transfert de la propriété réalisée par la conservation foncière

Concernant le commerce transfrontalier le royaume a facilité l’exportation et l’importation en mettant en place un système de dédouanement sans papier et en dématérialisant les procédures. S’agissant de l’indicateur du règlement de l’insolvabilité le pays a reformé son code du commerce et a facilité sa résolution en facilitant l’ouverture de la procédure, en encourageant la poursuite des activités du débiteur pendant la procédure d’insolvabilité ou encore en rendant la procédure d’insolvabilité plus accessible aux créanciers et en leur permettant une plus grande implication dans la procédure.

A noter que les réformes menées au niveau national s’inscrivent dans un contexte régional plus large. Le Moyen-Orient et l’Afrique du Nord ont atteint un nouveau record avec 43 réformes. Et c’est le domaine de la création d’entreprises qui a connu le plus d’améliorations, avec 50 réformes cette année.

Quid de la méthodologie?                                

Les économies sont classées selon leur facilité de faire des affaires, de 1 à 190. Un classement élevé signifie que l’environnement réglementaire est plus propice à la création et opération d’une société locale. Les classements sont déterminés en triant les scores globaux de 10 sujets, à savoir la création d’entreprise, l’obtention des permis de construire, le raccordement à l’électricité, le transfert de propriété, l’obtention de prêts, la protection des investisseurs minoritaires, le paiement des taxes et impôts, le commerce transfrontalier, l’exécution des contrats ainsi que le règlement de l’insolvabilité. À chaque sujet est accordé le même poids. Les classements, pour chaque économie, sont calculés en utilisant le mois de mai 2018 comme point de référence. Pour plus de transparence, la banque mondiale a mis en place sur son site la méthodologie de chaque domaine étudié par Doing Business ainsi que les enquêtes de Doing Business 2019. Les internautes peuvent également télécharger plusieurs documents de recherche (et les ensembles de données originales) qui ont contribué a l’élaboration des benchmarks.

Le 31/10/2018

Source web par: huffpostmaghreb

Les tags en relation

 

Les articles en relation