Comment les technologies spatiales servent les acteurs du tourisme ?

Comment les technologies spatiales servent les acteurs du tourisme ?

Les métiers du tourisme et de l’espace se réunissent en ce moment à La Rochelle pour les Rencontres nationales tourisme et spatial. Cette première en France a pour vocation d’exploiter toutes les innovations qu’offre l’ingénierie spatiale en faveur de l’industrie du voyage.

La géolocalisation par les satellites sert notre quotidien, et pourtant, peu d’entre nous savent réellement comment et pour quoi elle est employée. Afin de lever  certaines zones d’ombre, le CNES (Centre national d’études spatiales) et l’Institut InSpace, en partenariat avec l’Open Tourism Lab et le Welcome City Lab organisent le 27 et 28 mai des rencontres nationales sur le thème « tourisme et spatial » à La Rochelle, entre professionnels des deux secteurs. Dans le domaine du tourisme, l’apport des technologies spatiales est en effet bien plus important qu’on ne le croit. Autour de tables rondes, d’ateliers et d’un hackaton, il doit être question durant ces deux jours des nouvelles perspectives pour la communauté touristique grâce aux technologies de l’espace. Tourisme et spatial ont d’abord en commun de connaître une transformation accélérée en matière d’innovation technologique à l’ère du big data. En ville, en campagne, à la mer, à la montagne, les données spatiales sont précieuses d’une part pour connaître les flux de populations. La gestion des flux est en effet devenue indispensable pour éviter l’overtourisme, pour promouvoir de nouvelles destinations “moins courues” et développer le tourisme durable.

Dans la vie de tous les jours, parfois même sans s’en apercevoir, l’imagerie spatiale nous est utile pour chercher un trajet d’un point A à un point B, via notre smartphone et constitue un élément de contextualisation supplémentaire pour nos déplacements. Bientôt, l’apparition des voitures autonomes donnera lieu à des itinéraires personnalisés avec des points d’intérêts multiples.

Explosion du marché des données satellites

Dans le cadre d’un usage plus professionnel, cette technologie a vocation à couvrir divers champs d’application, le tourisme mais également l’agriculture, les transports, la sécurité (…) en donnant des informations précieuses sur la qualité des sols par exemple, la richesse des territoires, et sur toute une multitude de données géographiques. C’est d’ailleurs sur ce créneau que s’est positionné Sobloo, un consortium piloté par Airbus, Orange Business Services et Capgemini et qui offre la possibilité d’exploiter les données basées sur le cloud (satellites, atmosphériques, météo, balises maritimes…) et les informations de Copernicus (programme d’observation de la Terre). Destinée dans un premier temps aux scientifiques, la solution donne accès à 40 Péta Octets (PO) de données brutes (météo, calcul de l’indice d’humidité des zones, analyse de la végétation, mesure de la température des sols, dimension et qualité des parcelles cultivées…). Ainsi, l’application peut être utile dans sa dimension préventive et prévisionnelle : elle analyse avec précision la richesse des territoires, la gestion des ressources naturelles, la fragilisation des écosystèmes…

« L’industrie prend de plus en plus conscience des avantages qu’offrent les données d’observation de la Terre. Les images satellite peuvent être utilisées dans tous les secteurs. Il s’agit d’une composante à part entière de la révolution des données pour tous nos clients », a déclaré Denis Dallez, responsable du segment Space au sein de Capgemini.

L’exploitation des données spatiales n’en est donc qu’à ses balbutiements. Autrefois dédiées au secteur militaire, les données satellitaires sont désormais étendues au privé, comme en témoigne le récent lancement par Airbus de UP42, une plateforme qui permet aux développeurs et start-up d’accéder à des données satellites, des images et des algorithmes de traitement.

Le 27/05/2019

Source web Par Quotidiendutourisme

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