Journée-test pour la grève des étudiants en médecine

Journée-test pour la grève des étudiants en médecine

Ce lundi 10 juin au matin, atmosphère d'attente dans les facultés de médecine, de médecine dentaire et de pharmacie. Les deux ministères de tutelle ont décidé de démarrer les examens de la session de printemps. Les étudiants maintiennent le boycott, adopté à une majorité de 91% des votants.

Contacté par Médias24, un représentant de la Commission nationale des étudiants en médecine, prédit un boycott des examens "largement suivi".

“Même si un seul étudiant souhaitait passer l’examen malgré l’appel au boycott, il est du devoir des ministères de tutelle et des facultés d’assurer le déroulement des épreuves“, nous explique de son côté une source au sein du ministère de l’Education nationale.

Devant les facultés concernées, Médias24 a noté ce lundi matin 10 juin, une présence policière discrète. Le ministère de l'Education nationale a annoncé dimanche soir 9 juin, que toutes les mesures légales seront prises à l'encontre de toute tentative d'empêcher les étudiants qui le souhaitent de passer leurs examens.

A la faculté de médecine de Casablanca, un sit-in des parents des étudiants a été organisé. Ces derniers ne se sont pas présentés aux examens.

Dans un précédent communiqué, les deux ministères, Education nationale et Santé publique, avaient annoncé que les examens de la session de printemps débuteront bien le lundi 10 juin.

De son côté, la coordination nationale des étudiants en médecine maintient la décision du boycott, “conformément aux décisions des assemblées générales qui ont lieu à la mi-mai et qui avaient obtenu 91% de voix“. La Coordination appelle à un sit-in de protestation devant les facultés de médecine le lundi 10 juin, jour de démarrage des examens (fac-similé du communiqué, ci-dessous).

Les étudiants reconnaissent avoir obtenu gain de cause sur la plupart de leurs revendications (14 points). Il reste cependant deux points relatifs aux concours de résidanat (spécialité) et à l'instauration d'une sixième année d'études pour la médecine dentaire sans que les structures d'accompagnement n'aient été prévues, selon la commission.

Le 10/06/2019

Source web par medias24

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