Eau en bouteille contaminée : Sidi Harazem sort de son silence

Eau en bouteille contaminée : Sidi Harazem sort de son silence

Une affaire d’eau contaminée concernant la marque Sidi Harazem (dont nous avons décidé de ne pas révéler le nom), vient de prendre une nouvelle tournure. Suite à un mutisme de la part du ministère de la Santé, en charge de la gestion, du contrôle et des ventes d’eau en bouteilles, le principal concerné vient de sortir de son silence, ce lundi 11 novembre.

Après avoir été contacté par la Fédération Marocaine des Droits des Consommateurs (FMDC) concernant une contamination, « confirmée » par des tests de l’Institut National d’Hygiène (INH) à Rabat, des eaux en bouteilles de la marque Sidi Harazem, Hespress FR vient de recevoir la version des faits du principal concerné.

Ainsi, le management de la compagnie indique, dans un document dont Hespress FR détient une copie, qu’ »une non-conformité a en effet été remontée par l’INH sur trois lots de bouteilles identifiées du format 0,5 Litre de la marque Sidi Harazem, fabriqués sur une nouvelle ligne remplisseuse installée fin août 2019″.

Et d’ajouter: « Nous avons alors — en accord avec le ministère de la Santé publique — mis en œuvre les trois principes d’action qui nous guident :

— Principe de précaution :

Nous avons immédiatement arrêté la production de la ligne concernée.

— Principe d’intervention :                                       

Dès connaissance, nous avons procédé immédiatement au retrait de l’ensemble des points de vente de la totalité de la production objet de la non-conformité, même si cette dernière ne concerne que trois lots limités.

L’ensemble de cette production a ensuite été détruit.

— Principe de traçabilité :        

Nous avons réalisé un diagnostic de l’ensemble du réseau de production pour identifier l’origine du problème. Cette analyse nous a montré que sont exclusivement concernés, dans le format bouteilles de 0,5 Litre de Sidi Harazem, trois lots limités fabriqués depuis l’acquisition de la nouvelle ligne fin août 2019.

Nous avons mis en place toutes les mesures nécessaires pour pallier définitivement cette non-conformité et regrettons cet incident ».

Pour rappel, la FMDC nous avait indiqué la présence d’un taux élevé de Pseudomonas, une bactérie pouvant causer des infections graves chez l’Homme, notamment urinaires, pulmonaires et septicémiques.

Hespress FR avait sollicité à plusieurs reprises le ministère de tutelle, sans pour autant avoir plus d’éléments de réponse. Même son de cloche du côté de l’INH.

Les explications de Sidi Harazem viennent ainsi apporter plus d’éclaircissement dans cette affaire, confirmant le risque potentiel sur la santé des consommateurs.

Le 11 novembre 2019

Source web Par hespress

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