Les 7 chantiers prioritaires de la CNT

Les 7 chantiers prioritaires de la CNT

Une campagne de communication sur le tourisme interne sera lancée très prochainement par l’ONMT, en plus d’un Salon du tourisme national à Casablanca, ont annoncé les représentants de la CNT, le samedi 1er février à Marrakech. Ph. HAFIDI

Sur fond d’une nouvelle embellie de l’activité touristique en 2019, la Confédération nationale du tourisme (CNT) a dévoilé sa feuille de route pour 2020. Parmi les 7 chantiers considérés prioritaires, certains reviennent pour la énième fois, comme la promotion du tourisme interne. Les commissions public-privé constituées pour travailler sur ces chantiers réussiront-elles là où d’autres stratégies ont échoué ?

Le tourisme marocain va bien. C’est en substance le principal message de la Confédération nationale du tourisme, réunie le weekend dernier à Marrakech pour présenter sa feuille de route 2020. «Plus de 12,9 millions de touristes ont visité le Maroc en 2019, soit une progression de 5,2% par rapport à 2018. Sur les 5 dernières années, l’industrie touristique marocaine a enregistré un taux de croissance moyen de 6% contre 4% à l’échelle mondiale», se félicite Abdellatif Kabbaj, président de la confédération.

Même si l’on est loin des 20 millions promis par la Vision 2020, les professionnels préfèrent rester optimistes, tout en consolidant les performances réalisées par le secteur ces dernières années. Pour ce faire, la CNT a mis en place des commissions de travail public-privé, impliquant ainsi les représentants de la corporation d’un côté, et les pouvoirs publics de l’autre (département du Tourisme, ONMT, SMIT et ONDA). Des commissions qui planchent sur 7 principaux chantiers, à savoir le digital, le développement du capital humain et la formation, la fiscalité, la réglementation, le tourisme interne, la réorganisation de l’Observatoire du tourisme et la gouvernance.

Pour Fouzi Zemrani, vice-président de la CNT, ces chantiers sont stratégiques pour un développement plus qualitatif et compétitif du secteur. «Concernant la formation, une plateforme d’e-learning sera lancée en mars prochain, ainsi que des incubateurs pour accompagner les start-ups touristiques. Pour le tourisme interne, qui représente actuellement 30% des nuitées, nous allons multiplier les actions afin de monter à 40%. Une campagne de communication sera ainsi lancée très prochainement par l’ONMT, en plus d’un Salon du tourisme national à Casablanca», détaille Zemrani, qui regrette l’abandon des vacances fractionnées par zones. Ce système a été lancé sous l’ère du ministre Lahcen Haddad, mais annulé par son successeur, Mohamed Sajid. Il avait pourtant permis un rallongement de la saison de 36 jours, une véritable aubaine pour les opérateurs touristiques de plusieurs régions du pays, rappelle la profession.

Sur le registre de la fiscalité, la CNT ne compte pas baisser les bras. «La loi de Finances 2020 a été une véritable déception. Le tourisme qui représente plus de 750.000 d’emplois directs et 2,5 millions indirects, 7% du PIB, 80 milliards de DH de recettes et 29% des exportations de services, n’est apparemment pas une priorité pour le département des Finances. Nous ne demandons pas de faveurs, mais juste un alignement sur la fiscalité des destinations concurrentes», nous déclare Kabbaj.

En attendant, la CNT compte s’activer davantage, aux côtés de la nouvelle ministre du Tourisme, Nadia Fettah Alaoui, pour faire avancer les 7 chantiers annoncés depuis Marrakech. Une question s’impose toutefois : Kabbaj et Fettah Alaoui, à un an de la fin de leur mandat, auront-ils suffisamment de temps pour mener à bien ces projets ?

Le 02/02/2020

Source web Par Le Matin

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