La “mort du tourisme”?? L’Espagne ferme un peu plus ses frontières

La “mort du tourisme”?? L’Espagne ferme un peu plus ses frontières

L’aéroport de Barajas, à Madrid, le 12 mai 2020. PHOTO REUTERS/Sergio Perez

À partir du 15 mai, Madrid va imposer une quarantaine de 14 jours aux voyageurs et réserver l’entrée sur le territoire aux citoyens espagnols, résidents permanents et travailleurs frontaliers. Certaines critiques redoutent “l’impact sur le tourisme” de telles mesures.

Madrid veut renforcer l’hermétisme des frontières espagnoles face au coronavirus. Selon ABC, le ministère de l’Intérieur a publié mardi 12 mai un décret selon lequel, à partir du 15 mai, dans “les ports et aéroports”, l’entrée sur le territoire ne sera permise que pour “les citoyens espagnols”, les étrangers “qui prouvent leur ‘résidence habituelle’ en Espagne”, les travailleurs frontaliers, les travailleurs de la santé, les diplomates et les cas de force majeure.

D’après El País, les voyageurs arrivant en Espagne devront en outre “se soumettre à une quarantaine de 14 jours”, en vertu d’un décret du ministère de la Santé également publié ce 12 mai. Selon le quotidien espagnol, cette mesure sera en vigueur “pendant l’état d’urgence”, déclaré jusqu’au 24 mai, “et ses éventuelles prolongations”. Mais le ministre de la Santé Salvador Illa envisage qu’elle soit maintenue “pendant toute la période du déconfinement”. L’objectif du gouvernement espagnol est que “l’effort énorme de ces neuf semaines [de confinement] ne soit pas gaspillé par un cas de Covid-19 importé [de l’étranger]”.

Des restrictions appliquées malgré l’espace Schengen

Ces restrictions seront “appliquées aux voyageurs de l’espace Schengen, d’où proviennent la grande majorité des touristes se rendant en Espagne”, observe ABC, qui précise que, depuis le 23 mars, elles étaient déjà en œuvre pour “les voyageurs hors Schengen”.

Selon le quotidien conservateur, l’Espagne dicte désormais “ses propres règles” et le décret du ministère de l’Intérieur “est une fermeture des frontières intérieures” qui vient s’ajouter à “celle déjà adoptée [le 17 mars] aux frontières terrestres avec la France et le Portugal”. Le texte indique que “le simple fait de posséder une maison dans le pays ne prouve pas la résidence en Espagne”, souligne El País.

D’après le quotidien, ces nouvelles décisions du gouvernement espagnol ont suscité des critiques “en raison de leur impact sur le tourisme”. En Andalousie, l’exécutif régional considère que c’est “la mort du tourisme international cet été”. “Personne ne va venir passer ses vacances ici s’il faut passer 15 jours à attendre dans un appartement ou un hôtel”, a ainsi déclaré Juan Marin, vice-président de la région andalouse. L’ancien président de la région des îles Baléares José Ramón Bauzá a lui qualifié ces mesures de “nouvelle improvisation”, qui “paralyse les mouvements touristiques pour cet été”.

Il est toutefois probable que les choses n’en restent pas là. “Il est possible que l’Espagne participe à un pacte de réciprocité qui instituera des exemptions”, note El País. Selon le quotidien, la ministre italienne des Transports, Paola de Micheli, a en effet annoncé lundi 11 mai que l’Italie travaille “avec l’Espagne, la France et l’Allemagne” sur l’organisation cet été “de vols sans quarantaine entre ces pays”.

Le 12/05/2020

Source Web Par L’économiste

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