Vers une grève nationale des cafés et restaurants ?

Vers une grève nationale des cafés et restaurants ?

En colère, les propriétaires des cafés et restaurants se concertent ce mardi 18 août 2020 pour décider de certaines mesures de protestation. Une grève nationale n’est pas écartée. Parmi les revendications de l’Association des propriétaires de cafés et de restaurants, un meilleur accompagnement du secteur et une concertation avant la fixation des horaires d’ouverture et de fermeture des commerces à travers le Maroc durant cette période de pandémie.

Très impactés par la crise du coronavirus, les propriétaires de cafés et de restaurants appellent le gouvernement à agir. L’Association nationale des propriétaires de cafés et restaurants dénonce une absence de mesures d’accompagnement et un manque de concertation avec les intéressés autour des horaires fixés pour l’ouverture et la fermeture de leurs commerces, rapporte le quotidien Le Matin dans son édition du mardi 18 août 2020.

Noureddine El Harrak, président de ladite Association, souligne que «la fixation des horaires d’ouverture et de fermeture des cafés est soumise à l’appréciation des walis et gouverneurs qui prennent les décisions en fonction de l’évolution de la situation épidémiologique. Or, certaines décisions ordonnées peuvent tourner à l’abus de pouvoir, surtout en l’absence de concertation avec les instances représentatives de ce secteur». Le responsable évoque aussi le fait que plusieurs cafés ont été fermés sur instructions des autorités administratives locales lors des patrouilles de contrôle à cause du non-respect des mesures de prévention par les clients et non par les tenanciers.

De l’autre côté, les propriétaires des cafés et restaurants déplorent une absence d’accompagnement de la part du gouvernement. Parmi les revendications demandées : l’exonération des impôts au cours de cette période post-déconfinement et la révision des lois qui concernent le secteur locatif afin d’écarter la possibilité pour les propriétaires des fonds de commerce d'éviter une exclusion pour non-paiement des échéances.

L’Association en question organise donc une réunion ce mardi 18 août 2020 pour décider des futures formes de protestation à adopter pour attirer l’attention des autorités sur leurs difficultés. Le président de l’Association précise que toutes les propositions seront examinées y compris l’observation d’une grève afin d’inciter les autorités locales à reprendre le dialogue avec le syndicat.

Pour rappel, sur les 7000 établissements structurés que compte la région de Casablanca-Settat, plus de 1300 sont toujours fermés en raison du manque de rentabilité après la réduction de leur capacité d’accueil à 50% et des horaires d'ouverture, précise L’Économiste. Une situation qui risque de s’aggraver si aucune mesure de soutien n’est décidée à l’avenir.

Le 18/08/2020

Source web par : le brief

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