Lors du Conseil national de l’entreprise, tenu jeudi 24 septembre au siège de la CGEM

Lors du Conseil national de l’entreprise, tenu jeudi 24 septembre au siège de la CGEM

Lors du Conseil national de l’entreprise, tenu jeudi 24 septembre au siège de la CGEM. Moulay Hafid Elalamy a présenté durant cette rencontre les principaux objectifs du plan de relance du secteur pour la période 2021-2023.

8 filières stratégiques concentrent 92% du total des 34 milliards de dirhams identifiés pour 2023. Il s’agit du textile (10,6 MMDH), des transports (5,1 MMDH), des industries mécaniques et métallurgiques (5 MMDH), de la plasturgie (3,3 MMDH), l’électrique/électronique (2,1 MMDH), de l’agroalimentaire (2 MMDH), de la parachimie (2 MMDH) et le cuir (1,1 MMDH).

Tout savoir sur la nouvelle stratégie industrielle

Les contours de la nouvelle stratégie industrielle ont été présentés aux patrons lors du Conseil national de l’entreprise, tenu jeudi 24 septembre au siège de la CGEM. Moulay Hafid Elalamy a présenté durant cette rencontre les principaux objectifs du plan de relance du secteur pour la période 2021-2023. Cinq axes ont été définis dans ce sens. Il s’agit d’accompagner les filières industrielles et de renforcer leur intégration en démultipliant la création d’emplois et de la valeur. L’ambition étant également de développer l’entrepreneuriat industriel et favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’industriels. Le troisième axe vise à positionner le Maroc comme un partenaire international stratégique dans le contexte de resserrement des chaînes de valeur. La nouvelle stratégie industrielle a, également, pour objectif de décarboner la production industrielle en vue d’améliorer la compétitivité du secteur industriel marocain et renforcer son attractivité. Ce nouveau dispositif, qui cible un taux d’intégration de 80%, tend par ailleurs à inscrire le secteur industriel marocain dans une démarche d’innovation.

Trois chantiers stratégiques à mener

Pour renforcer le positionnement de l’industrie marocaine, 3 chantiers stratégiques devront être menés d’ici 2023. Citons en premier la confirmation de la place industrielle du Royaume et la conquête de nouveaux marchés. «La reconquête des territoires industriels reposera sur l’utilisation de la commande publique comme catalyseur», relève-t-on du ministre. Le deuxième chantier consiste en l’amélioration de la compétitivité du Royaume. Il s’agit de dérouler la phase II de la stratégie industrielle pour faire du Maroc la base mondiale la plus compétitive à destination de l’Europe. Le dernier chantier a pour orientation de positionner le Royaume comme base industrielle décarbonée et circulaire à travers la mobilisation d’une partie des énergies renouvelables du Royaume au service d’un ancrage industriel. Il est à noter que 8 filières stratégiques concentrent 92% du total des 34 milliards de dirhams identifiés pour 2023. Il s’agit du textile (10,6 MMDH), des transports (5,1 MMDH), des industries mécaniques et métallurgiques (5 MMDH), de la plasturgie (3,3 MMDH), l’électrique/électronique (2,1 MMDH), de l’agroalimentaire (2 MMDH), de la parachimie (2 MMDH) et le cuir (1,1 MMDH).

Les mesures incitatives prévues…

Par ailleurs, l’Etat engagera une batterie d’actions pour encourager la substitution aux importations et créer de l’emploi. La priorité étant d’ouvrir les marchés publics et privés aux porteurs de projets, d’encourager les projets à potentiel export, et ce au-delà de la seule substitution ainsi que la limitation dans le temps du soutien public. Le délai pour une montée en puissance de la production est fixé à 3 ans. Parmi les actions étatiques à engager, on relève l’accompagnement proactif sur l’amélioration de la qualité des produits avec des exigences fortes et la transparence dans le choix des promoteurs avec des appels à projets ouverts et des règles claires. S’agissant des mesures incitatives qui seront mises en place pour lever les freins à l’investissement et appuyer les porteurs de projets, le ministre évoque en premier la mobilisation de la commande publique, en insistant sur l’importance de la mise en œuvre de la préférence nationale. La deuxième mesure incitative concerne l’appui financier à l’investissement, à travers des subventions aux nouveaux investisseurs et la mise en contact avec des co-investisseurs potentiels. La troisième mesure porte sur la mobilisation du foncier et bâtiments industriels clés en main. Il sera également procédé à la mobilisation des offres de financement dédiées à l’industrie en partenariat avec les banques marocaines.

Un bilan satisfaisant pour le PIA

Moulay Hafid Elalamy a, par ailleurs, dressé un bilan des principales réalisations du Plan d’accélération industrielle déployé sur la période 2014-2020. Les impressions sont positives. Le secteur a franchi un cap important ces six dernières années. Ceci se traduit par la structuration de 14 secteurs et la mise en place de 50 écosystèmes. L’industrie marocaine a par ailleurs dépassé l’objectif arrêté en termes de création d’emploi et ce même avant la date d’échéance du PAI. Au total 504.954 postes ont été créés entre 2014 et 2019. S’agissant des exportations, le taux de croissance moyen pour le cap 2014-2019 est estimé à 6,9%, porté par l’industrie automobile, premier secteur exportateur du Maroc depuis 2014.

Le 24 septembre 2020

Source web Par : Aujourd'hui Le Maroc

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