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#MAROC_PLUIES_AGRICULTURE: Pluies ! Il n’y a pas de quoi nuancer le satisfécit du département de l’agriculture

#MAROC_PLUIES_AGRICULTURE: Pluies !  Il n’y a pas de quoi nuancer le satisfécit du département de l’agriculture

Jamais l’expression « pluies bienfaitrices » ne s’est autant avérée qu’aujourd’hui au Maroc du moins pour ce qui est de l’agriculture. En effet, les récentes pluies (une semaine de précipitations ininterrompues) ont remonté le moral des agriculteurs, redonné vie aux terres assoiffées et absorbé quelque peu le déficit hydrique des barrages, laissant ainsi présager une bonne campagne agricole pour la saison à venir en espérant faire oublier sa précédente caractérisée, elle, par deux crises majeures, Dame Covid-19 et un déficit pluviométrique sévère comme rarement auparavant. 

Des pluies bienfaitrices qui devraient, nous dit le ministère de l’Agriculture, de la pêche maritime, du développement rural et des eaux et forêts, dans un communiqué, impacter positivement, comme espéré, sur les réserves d’eau et le remplissage des barrages à usage agricole. La fonte des neiges ainsi que les écoulements devraient aussi contribuer à accroître leurs niveaux de remplissage. Ces ressources contribueront également à la reconstitution des nappes phréatiques. Le département met l’accent sur les perspectives de la campagne agricole 2020/2021 qui se sont nettement améliorées avec ces dernières précipitations qui se sont abattues en abondance sur les différentes régions du Royaume.

« Le retour des pluies a contribué à l’accélération du rythme des travaux du sol, des emblavements et des ventes des intrants agricoles, notamment les semences et les engrais de fond. Les pluies importantes et généralisées enregistrées durant la 1ère décade de janvier 2021 (83 mm en moyenne), accompagnées d’une baisse significative des températures, ont été favorables au tallage des semis précoces des céréales »,  a indiqué le ministère dans son communiqué. Elles permettront aussi d’améliorer la situation de l’arboriculture fruitière, notamment le bon démarrage végétatif, ainsi que le calibre et la maturation des variétés tardives et d’agrumes, outre la bonne tenue des nouvelles plantations arboricoles.

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Le ministère note que le cumul pluviométrique moyen national au 13 janvier 2021 s’est élevé à 180,6 mm, soit une hausse de 5% par rapport à la moyenne des 30 dernières années (172,2 mm) et une hausse de 50% par rapport à la campagne précédente (120,3 mm) à la même date. Quant à la réserve des barrages à usage agricole, elle cumule 5,48 milliards m3 (taux de remplissage de 41%) contre 6,23 milliards m3 la campagne précédente à la même date, fait remarquer le ministère, signalant que l’alimentation des barrages continue par des ruissellements qui se maintiennent à partir des hauteurs notamment par la fonte des neiges. Le taux de remplissage des barrages alimentant les périmètres irrigués, poursuit le document, s’est amélioré au Loukkos à 99%, au Gharb (62%), au Moulouya (36%), à Souss-Massa (32%), au Haouz (28%), à Tadla et Ouarzazate (21%), à Tafilalet (17%) et 13% dans les Doukkalas.

La superficie semée en céréales d’automne au 8 janvier 2021 s’élève à 4,10 millions Ha et devrait atteindre 4,3 millions Ha à la fin de la période des semis. Cette superficie est constituée à 44% de blé tendre, 34% d’orge et 22% de blé dur. Concernant les cultures céréalières mises en place, elles se développent dans de bonnes conditions et leur évolution pendant les stades futurs dépendra des précipitations des semaines et mois à venir et des entretiens apportés par les agriculteurs. Concernant les cultures fourragères, elles s’étalent sur une superficie de 500 000 Ha, dont 35% en irrigué, contre 480 000 Ha la campagne précédente à la même date, soit une hausse de 4%. Les principales espèces fourragères cultivées sont l’orge fourragère (27%), la luzerne (21%), l’avoine (17%), le Bersim (13%), la féverole (9%), les mélanges fourragers (4%) et autres (9%).

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Les légumineuses occupent environ 168 000 Ha, dont 6% en irrigué, contre 171 000 Ha à la campagne précédente à la même date, soit une baisse de 2%. Les principales espèces cultivées sont les Fèves (57%), les Petits pois (20%), Lentilles (20%), Féverole (11%) et autres (3%). Concernant les cultures sucrières, la superficie semée en betterave à sucre est de 45 910 Ha, contre 55 350 Ha réalisés durant la campagne précédente. Cette baisse est due essentiellement à l’insuffisance des ressources d’irrigation dans les bassins des Doukkalas et du Tadla.

Concernant les cultures maraîchères d’automne, la superficie réalisée au 31 décembre 2020 est de 100 900 Ha (d’hiver environ 85 000 Ha), soit un taux de réalisation de 96 % du programme arrêté. Les réalisations par espèce montrent que la pomme de terre est la principale espèce cultivée avec près de 21 000 Ha, l’oignon 11 000 Ha, la tomate 9 235 Ha, le haricot vert 4 900 Ha, les courges et courgettes 4 100 Ha, les carottes et navet 15 800. La production attendue devra couvrir les besoins de consommation et d’exportation pour la période janvier-avril et jusqu’au mois de juin pour la tomate.

En matière de santé du cheptel national, la situation sanitaire est satisfaisante dans l’ensemble des régions du pays, et ce grâce au suivi sanitaire continu de l’état du cheptel et aux différentes campagnes de vaccinations menées par les services vétérinaires relevant de l’Office National de Sécurité Sanitaire des Produits Alimentaires (ONSSA) et les vétérinaires sanitaires mandatés, nous dit encore .

Le 15 janvier 2021

Source web Par : hespress

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