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#COVID19_CHANGEMENT_DES_TENDANCES_MANQUE_DE_MAIN_d_OEUVRE: LA TENDANCE À LA RÉPARATION CONNAÎT UN VRAI BOOM, AU POINT QUE LA MAIN D'ŒUVRE MANQUE

#COVID19_CHANGEMENT_DES_TENDANCES_MANQUE_DE_MAIN_d_OEUVRE: LA TENDANCE À LA RÉPARATION CONNAÎT UN VRAI BOOM, AU POINT QUE LA MAIN D'ŒUVRE MANQUE

Vélo, smartphone, lave-linge... De plus en plus de consommateurs préfèrent réparer leurs objets plutôt de les remplacer. La demande est telle que les distributeurs recrutent à tour de bras des réparateurs. Problème : les techniciens manquent à l'appel. Certains prennent les devants, comme la startup spécialisée Murfy qui a décidé d'ouvrir sa propre école pour pouvoir répondre au boom de la demande.

Si vous cherchez à vous reconvertir, le métier de réparateur est un emploi d’avenir que toutes les entreprises de l’électroménager, de la téléphonie, de l’informatique s’arrachent en ce moment. Il suffit d’aller sur le site de la Fnac Darty pour s’en rendre compte. Le groupe recrute 500 techniciens de réparation pour faire face au boom de cette tendance qui s’ancre de plus en plus dans les habitudes de consommation des Français. Une vraie bonne nouvelle alors que le chômage explose avec la pandémie de Covid-19.

Il faut dire que les pouvoirs publics ont considérablement boosté cette tendance avec l’apparition d’un nouvel étiquetage : l’indice de réparabilité. Depuis le 1er janvier, sur les lave-linge, les smartphones ou encore les ordinateurs, les producteurs doivent obligatoirement apposer un indice qui évalue, sur une note de 1 à 10, le degré de réparabilité du produit en fonction de la disponibilité des pièces détachées ou encore du coût de la réparation. La ministre de la Transition écologique, Barbara Pompili, espère ainsi qu’en 5 ans, le taux de pannes donnant lieu à une réparation passe de 40 % à 60 %.

Des consommateurs avertis

"L’indice de réparabilité va permettre de sensibiliser les consommateurs et de les guider. Le prix ne sera plus le seul critère d’achat", espère Lætitia Vasseur co-fondatrice de l’association Halte à l’obsolescence programmée. "Surtout, cet indice apporte plus de transparence et va ainsi pousser les fabricants à améliorer la réparabilité de leurs produits. D’autant qu’en 2024, la loi prévoit le développement d’un indice de durabilité, qui devrait indiquer la durée de vie des produits, leur robustesse, leur fiabilité… Cela marque un vrai tournant", croit-elle.

Pour l’instant, les freins sont encore nombreux. À commencer par le déficit de réparateurs sur le marché. Une pénurie que tous les cyclistes ont pu constater avec l’opération "Coup de Pouce Vélo" du gouvernement qui offrait une prise en charge jusqu’à 50 euros de la remise en état d’un vélo. Ce fut un succès avec un million de réparations contre les 300 000 espérés, au point que la main-d’œuvre a manqué. Barbara Pompili a ainsi annoncé la création d’une Académie du vélo avec la formation à terme de 500 réparateurs. Mais tous les secteurs sont concernés. La startup Murfy, spécialiste de la réparation et du reconditionnement de l’électroménager, connaît bien le problème.

Murfy va former ses réparateurs

Face à l’explosion de la demande, elle a décidé d’ouvrir sa propre école et de former en vitesse ses futurs réparateurs. "Il y a un vrai engouement autour de la réparation. Chaque mois, nous réparons en moyenne 5 000 appareils. Le vrai frein à notre développement aujourd'hui, c'est le manque de techniciens", confirme Guy Pezaku, co-fondateur de la startup. Si la réparation a autant le vent en poupe c’est qu’elle répond à un double défi : la lutte contre l’obsolescence programmée et la baisse du pouvoir d’achat. Car faire réparer c’est aussi un gain économique.

Une récente étude de l’Agence de la transition écologique (Ademe) a ainsi montré que réparer une tondeuse thermique qui tombe en panne au bout de 5 ans, soit à la moitié de sa vie, permet une économie de 86 euros par an et une économie totale de 430 euros pendant sa durée d’allongement. Mais tout n’est pas affaire de réparation. L’obsolescence est aussi culturelle. Garder son smartphone au lieu d’en racheter un autre plus "tendance" permet d’économiser près d’une centaine d’euros par an et, en p plus, de limiter son impact environnemental.

Marina Fabre, @fabre_marina

Le 31 janvier 2021

Source web Par : novethic

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