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#ALGERIE_ECHEC_ALIMENTAIRE: Plus de 7,3 milliards de dollars d'importations alimentaires : l'échec cuisant de Tebboune

#ALGERIE_ECHEC_ALIMENTAIRE: Plus de 7,3 milliards de dollars d'importations alimentaires : l'échec cuisant de Tebboune

En 2020, malgré la crise financière et la chute brutale des recettes en devises du pays, l’Algérie a importé plus de produits alimentaires et de nourritures depuis l’étranger en 2020 qu’en 2019,  a appris Algérie Part au cours de ses investigations au cours desquelles notre Rédaction a accédé à un document officiel qui dresse les statistiques officielles du Commerce Extérieur de l’Algérie. Il s’agit d’un document dressé par la Direction des Etudes et de la Prospective de la direction générale des douanes algériennes.

Ce document obtenu par Algérie Part au cours de ses investigations démontre que les importations des biens alimentaires durant les 11 mois de l’année 2020 les 7,336 milliards de dollars alors qu’en 2019, ces importations alimentaires étaient de l’ordre de 7,317 milliards de dollars. L’Algérie est restée donc totalement dépendante de l’étranger pour pouvoir se nourrir. Les importations alimentaires représentent l’une de ses plus grosses dépenses en devises à l’étranger.

En 2020, les importations des biens alimentaires représentent jusqu’à 24 % de toutes les importations du pays alors qu’en 2019, elles étaient limitées à 19 % du volume global de nos importations. Après l’importation des équipements industriels qui représentent plus de 26 % de la facture des importations du pays, les importations des biens alimentaires sont la deuxième dépense en devises de l’Algérie à l’étranger. C’est dire que la dépendance alimentaire vis-à-vis de l’étranger de l’Algérie constitue sa principale fragilité.

Pour rappel, le 15 juin 2020,le Président de la République, Abdelmadjid Tebboune a ordonné lors de la réunion du Conseil des ministre qu’il a présidé, « l’interdiction totale de l’importation des produits agricoles pendant la saison de cueillette ». Tebboune avait beaucoup insisté sur « la réduction de la facture d’importation sans toutefois créer de pénurie sur le marché et ordonné un recensement exhaustive des cheptels en recourant à l’imagerie aérienne, afin de créer une base de données qui nous permettra de maîtriser ces cheptels et d’assurer, ainsi, l’approvisionnement du marché en quantités indispensables de viandes » .

Le 3 mai 2020, les autorités algériennes ont même pris des décisions consistant à relancer la production agricole nationale en exploitant les vastes terres dotées d’un important potentiel agricole au sud du pays. Dans ce sens, l’Etat algérien a créé  l’Office de Développement de l’Agriculture industrielle en Terres sahariennes. Cet office devait « se charger d’accompagner les porteurs de grands projets d’investissements agricoles qui permettent de développer les cultures industrielles stratégiques, destinées à remplacer les matières premières importées massivement par les opérateurs économiques ». Au final, rien, absolument rien de concret, n’a été accompli sur le terrain. Et l’Algérie a continué à gaspiller ses devises en important encore davantage de nourriture à l’étranger comme lors des années précédentes.

Le 6 février 2021

Source web Par : algeriepartplus

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