Dossier du Sahara Positions contrastées des groupes parlementaires

Dossier du Sahara    Positions contrastées des groupes parlementaires

Les groupes de la majorité et de l'opposition à la Chambre des représentants ont affiché, mardi, des positions contrastées au sujet de l'action du gouvernement dans le dossier du Sahara. Si les partis de la majorité ont salué les “efforts” du gouvernement, ceux de l'opposition ont quant à eux critiqué l'Exécutif.

Les groupes de l'opposition à la Chambre des représentants ont critiqué l'Exécutif, qui ne les aurait pas impliqué sur la gestion du dossier du Sahara. /DR 

C'est lors de la séance mensuelle relative à la politique générale du gouvernement au sujet de l'intégrité territoriale du Royaume que le débat s'est enflammé entre les groupes de la majorité et de l'opposition au sein de l'Hémicycle.

Si les deux parties ont été unanimes à souligner le leadership du Roi et le rôle de la diplomatie royale dans ce dossier, elles ont affiché des positions contrastées au sujet de l'action du gouvernement.

Sans aucun doute, c'est la majorité parlementaire qui a tenu à saluer l'action diplomatique engagée par le gouvernement, soulignant à cet égard que les axes de la diplomatie marocaine se résument, notamment, dans le renforcement du soutien au plan d'autonomie pour le Sahara, le renforcement du processus démocratique, la multiplication des échanges de visites et la mise en échec des manœuvres des adversaires de l'intégrité territoriale.

Les groupes de la majorité ont mis l'accent sur les efforts consentis par le ministère de la Justice et des libertés et celui de la Communication au niveau des forums mondiaux à la faveur de la cause nationale.

Pour la majorité, le “succès” enregistré au niveau de la question du Sahara est le résultat d'un diagnostic précis détaillé dans un rapport du Conseil économique, social et environnemental, qui a placé le facteur humain au cœur du modèle de développement escompté.

Les groupes de l'opposition, pas trop satisfaits

Les groupes de l'opposition ont, quant à eux, critiqué le gouvernement qui n'a pas étendu les informations sur la question du Sahara aux partis de l'opposition. Ils ont estimé que le pouvoir exécutif n'a pas mis en œuvre une approche participative vis-à-vis d'une question nationale, qui relève de la responsabilité de tous.

L'opposition a appelé à ne pas limiter la responsabilité du gouvernement à l'action du ministère des Affaires étrangères et de l'appareil diplomatique.

Pour l'opposition, le gouvernement doit s'ouvrir sur les nouvelles générations, qui sont un acteur clé dans la mise en œuvre du nouveau modèle de développement et un interlocuteur important dans l'élaboration de la politique publique.

Le sort de la question de l'intégrité territoriale est lié à celui des réformes politiques, économiques et sociales engagées dans les différentes régions du Royaume, ont-ils dit. Ils ont aussi souligné la lourde responsabilité qui incombe au gouvernement dans la réalisation de ces grands chantiers et la concrétisation du nouveau modèle de développement dans les provinces du Sud.

SOURCE WEB Par  aufait/MAP

27/11/2013 à 15:30

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