1er Symposium africain sur l'emploi La “Déclaration de Casablanca” comme feuille de route

1er Symposium africain sur l'emploi La “Déclaration de Casablanca” comme feuille de route

Le premier Symposium sur la création d'emplois dans les pays africains a clôturé ses travaux, mardi, avec l'adoption de la “Déclaration de Casablanca”. Une feuille de route pour développer notamment des politiques d'emplois adaptées au continent et stimuler la croissance. Cet événement a réuni d'éminents intervenants pour traiter de l'emploi et de l'employabilité en tant que leviers pour la promotion de l'investissement et de la création de richessesPour Jamal Belahrach, président de la Commission emploi et affaires sociales de la CGEM, “même si l'Afrique connaît un rythme de croissance très élevé, cela ne génère pas, hélas, d'emplois durables”. /DR  

Organisée par la Commission emploi et affaires sociales de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM) en partenariat avec l'Organisation internationale des employeurs (OIE) et le Bureau international du travail (BIT), ce symposium a également été l'occasion pour mettre l'accent sur les leçons à tirer des expériences de stratégies sectorielles déjà réalisées.Lors de la présentation du rapport et des conclusions des travaux de ce symposium placé sous le thème “Le développement des stratégies de création d'emplois dans les pays africains: le rôle des stratégies sectorielles”, le président de la Commission emploi et affaires sociales de la CGEM, Jamal Belahrach, a souligné que “même si l'Afrique connaît un rythme de croissance très élevé, cela ne génère pas, hélas, d'emplois durables”.Sous-emploi des jeunes Selon ses propos, l'Afrique est un continent jeune, en pleine transition démographique, laquelle offre pour les années à venir une véritable chance de transformer ce dividende démographique en croissance et richesse économiques. M. Belahrach a noté que la population africaine en âge de travailler, qui s'élève à 200 millions, risque de devenir, faute d'alternatives en matière d'emploi, un réel problème, voire même “une bombe sociale à retardement”.Sur les 73 millions d'emplois créés dans le continent, seuls 16 millions sont destinés aux jeunes, relève en outre M. Belahrach. Il a insisté sur l'importance de mettre en place des stratégies sectorielles adaptées, à même d'encourager l'investissement et par conséquent la création d'emploi, pour faire face à un chômage devenu structurel.De son côté, le conseiller principal pour l'Afrique au sein de l'OIE, Frederick Muia, a lancé un appel aux gouvernements pour améliorer l'environnement des affaires dans leurs pays pour qu'il soit propice, non seulement pour les investisseurs étrangers, mais également africains.Il faut penser à créer des synergies entre les PME/PMI africaines et les grandes multinationales qui investissent dans le continent, notamment dans les secteurs des mines, de manière à contribuer au développement des PME, à travers la sous-traitance, a-t-il suggéré.M. Muia n'a pas manqué de soulever le problème de “l'informalisation” grandissante des économies africaines. Il a ainsi mis en exergue l'importance de donner à l'économie informelle l'opportunité de migrer vers le secteur formel pour créer éventuellement des emplois productifs.Dialogue direct et pérenne : la clé de voûte . En vertu de la “Déclaration de Casablanca”, les représentants d'organisations patronales ont reconnu le rôle essentiel du secteur privé comme moteur de croissance et de création d'emplois productifs, ainsi que le rôle primordial des organisations patronales.Ils ont également appelé les gouvernements africains à développer notamment un dialogue direct et pérenne avec les différents partenaires économiques et sociaux, favoriser le partenariat public/privé, adapter les législations aux évolutions du monde de travail et des typologies des économies et investir dans les secteurs porteurs tels que les technologies de l'information et de la communication.Pour leur part, les organisations d'employeurs sont exhortées notamment de favoriser l'expression des besoins futurs des entreprises en compétences et l'intégration des jeunes dans le marché du travail, d'accompagner la structuration des PME et TPE, développer le civisme fiscal en vue de doter les Etats de plus en plus de moyens financiers afin de mieux agir.S'agissant des organisations syndicales, ces dernières sont appelées notamment à promouvoir, entre autres, un dialogue social direct, efficace et durable, en vue de créer un climat de confiance avec les opérateurs économiques.Les participants au Symposium de Casablanca ont également décidé de lancer une taskforce (force opérationnelle, une forme d'organisation temporaire créée pour exécuter une tâche ou activité donnée) des employeurs africains sur l'emploi et l'employabilité.

SOURCE WEB  Par  aufait/MAP

Dernière mise à jour : 27/11/2013 à 19:00

Tags : Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM)- l'Organisation internationale des employeurs (OIE)- Bureau international du travail (BIT)- le président de la Commission emploi et affaires sociales de la CGEM, Jamal Belahrach- même si l'Afrique connaît un rythme de croissance très élevé, cela ne génère pas, hélas, d'emplois durables- le conseiller principal pour l'Afrique au sein de l'OIE, Frederick Muia- l'importance de donner à l'économie informelle l'opportunité de migrer vers le secteur formel pour créer éventuellement des emplois productifs-