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Economie sociale les coopératives en mal de commercialisation

Economie sociale les coopératives en mal de commercialisation

3E ÉDITION SU SALON DE L’ÉCONOMIE SOCIALE ET SOLIDAIRE

PLUS DE 200.000 VISITEURS ATTENDUS

350 coopératives et associations de tout le Maroc réunies pendant 5 jours à Casablanca. Merzouga, Sidi Ifni, Driouch, Tafraout, Ouazzane… et bien d’autres localités font la diversité de la 3e édition du Salon national de l’économie sociale et solidaire. Une occasion pour ces régions méconnues de faire la promotion de leurs produits, mais aussi s’enquérir des techniques de commercialisation, marketing et financement. D’ailleurs, l’événement est organisé sous le thème: «promouvoir l’encadrement et le financement des organismes de l’économie sociale». Cette édition s’étend sur une superficie de 8.000 m² pour attirer plus de 200.000 visiteurs.

 

Les produits sont à l’image de la diversité du terroir marocain. Huile d’olive, argan, datte, couscous, miel sont les produits les plus représentés. Les coopératives de tenues traditionnelles et de tapis sont plus nombreuses cette année. Toutefois, certains exposants se distinguent avec des produits atypiques. Et c’est le cas de l’association de l’oasis de Tighmet (région de Mhamid Al Ghizlane) qui propose une confiture et un sirop de datte, qui se veulent être des produits très énergétiques. Puisant dans la grande production de figues de barbarie, une coopérative de Sidi Ifni exporte en Europe de l’huile de pépins de figues de barbarie. Une huile qui se vend à 300 DH la bouteille de 30 ml! Un packaging moderne et un grand effort promotionnel sont apparents dans le travail de ces femmes. D’autres petites mains de Merzouga proposent une tenue sahraouie associée à une sérigraphie.

 

Pourtant, tout n’est pas si beau que ça. Problèmes de packaging, de communication et souvent très peu de distinction entre un produit et un autre. S’y ajoute de grandes lacunes en termes de tenue de comptabilité et de détermination du prix du produit. Cependant, la problématique de la commercialisation est partagée par la majorité des exposants. «Nous nous trouvons face à des intermédiaires et des grossistes qui nous imposent leurs prix, ce qui réduit considérablement notre marge», regrette une coopérative de cumin de la région de Rhamna.

 Très peu de coopératives affirment avoir reçu une aide de l’Etat, qu’elle soit financière ou de formation. «Aujourd’hui, le plus grand soutien vient de l’étranger, essentiellement de la communauté marocaine à l’étranger», explique le représentant d’une coopérative d’huile d’olive. En plus, des problèmes partagés par l’ensemble des exposants, certains soucis inhérents à l’activité de la coopérative handicapent sa survie. A titre d’exemple, les producteurs de miel de Salé dénoncent la concurrence déloyale. Certaines grandes entreprises vendraient du miel chinois sous le label «pur miel marocain». D’autres coopératives sont plutôt dans un état d’esprit d’investissement. Dans la région de Driouch, une coopérative est en train de mettre en place un projet de 171 millions de DH, pour la plantation, la récolte, la macération et l’embouteillage d’huile d’olive. Toutefois, une demande de terrain auprès de la commune bloque toujours le projet.

En marge du salon, un ensemble de conférences auront pour but de sensibiliser les coopératives aux problématiques de financement et de labellisation. Le projet de plateforme de commerce équitable et la refonte de la loi sur les coopératives seront également abordés. Le salon vise aussi à faire appel à la constitution de réseaux en vue de dynamiser la coopération entre coopératives.

 

 11 Juin 2014  
SOURCE WEB PAR Ilham BOUMNADE L’Economiste
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