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Marrakech/Investissement

Marrakech/Investissement

Mais où sont passées les grandes enseignes? Starwood, Beachcomber, Mariott en décalage Le Park Hyatt pour 2013 Un Paladien en octobre Ci-contre, le projet Samanah du groupe Alain Crenn, qui a eu quelques difficultés avec ses partenaires initiaux pour la partie hôtelière. Ces derniers s'étant retirés du projet, le promoteur est aujourd’hui à la recherche de nouveaux associés En volume et en qualité, Marrakech avait attiré en 2005/2006 des investissements colossaux. Les promoteurs, qui avaient à l’époque conclu des conventions avec l’Etat, se sont engagés sur des calendriers précis, annonçant l’arrivée d’enseignes prestigieuses à Marrakech. Les projets connaissent beaucoup de retard. Tour d’horizon Samanah C’est un des premiers projets d’investissement dans l’immobilier à Marrakech, sur la route de Tahanaout. Porté par Alain Crenn, un spécialiste de la promotion immobilière, le projet est un ensemble résidentiel et touristique de 300 ha, dont l’investissement avoisine les 2,5 milliards de DH (foncier compris). Ce promoteur, conventionné en 2006, s’était engagé sur trois établissements hôteliers, dont le premier devait ouvrir ses portes en 2009. A son lancement, le projet accordait une grande place au tourisme en projetant la création de 1.086 lits. Deux de ses établissements devaient être gérés par Campbell Grey Hôtel. Ces derniers se sont désistés. A l’heure actuelle, le promoteur a achevé les gros œuvres d’une unité. Park Hyatt Le premier hôtel géré par Park Hyatt au Maroc devait être livré en 2011. Il est porté par Alliances Développement dans son programme Al Maaden Yssyl de 190 ha. C’est un établissement de 120 clefs et 15 suites, doté d’un spa et un centre de conférences. Ce calendrier est apparemment «décalé». Le promoteur du projet prévoit l’ouverture en 2012. Al Maaden comprenait également un deuxième hôtel de prestige sous l’enseigne Starwood, chaîne américaine. Ce chantier est encore en phase d’étude. Beachcomber Le premier palace Beachcomber devait ouvrir en 2009 en plus d’un Mariott en 2011. Les deux hôtels faisaient partie d’un méga-complexe dans la région de Tamesloht initié par la société Domaine Palm Marrakech. La société avait conclu une convention de partenariat avec le gouvernement marocain en septembre 2006, et a misé plus de 3 milliards de dirhams pour la mise en œuvre d’un projet touristique golfique haut de gamme à Tamesloht. Pour l’heure, la première unité hôtelière est à 50% réalisée alors que le volet immobilier n’en est qu’à 35% des travaux. Il faut dire que le projet a changé de main. En 2011, le groupe hôtelier mauricien New Mauritius Hotels (NMH), actionnaire au départ à 50%, a racheté la totalité des actions détenues par son partenaire (Conseil Stratégie Développement) de Robert et Jacques Azoulay. Al Baraka Le projet Al Baraka monté par Activ Invest, avec des garanties de remplissage du TO Nouvelles frontières, comprend 3 unités hôtelières de différentes catégories (3, 4 et 5 étoiles) en plus d’un terrain de golf. A terme, il offrirait une capacité litière de 850 chambres. Le premier hôtel devait être opérationnel début 2010 alors que les deux autres unités devaient être achevées en 2011. Ces ouvertures sont en décalage de plus d’un an. Karim Belmachi, directeur général d’Alliances qui se charge de la construction, précise que les deux premières unités seront livrées en octobre. Sur place, le chantier n’a pas l’air de bien avancer Rocco Forte Un Rocco Forte. Le promoteur du programme immobilier Assoufid devait construire son hôtel de 96 clefs au milieu d’une oliveraie de dix hectares, face au parcours de son terrain de golf. Il misait sur l’enseigne British Rocco Forte pour la gestion. Il n’en sera rien. Ce projet, lancé en 2007 dans la commune de Saada pour une ouverture en 2010, a à peine entamé le volet hôtelier d’après l’état d’avancement établi par le CRI. Il faut dire aussi que ce projet a connu quelques soucis. Le principal propriétaire a dû chercher de nouveaux associés. Atlas Golf Resort En 2006, Fadesa Maroc devait construire un complexe immobilier de grande envergure dans la Palmeraie de Marrakech. Ce projet, d’un montant d’investissement de 3,5 milliards de DH, annonçait à l’époque trois hôtels ainsi qu’un parcours de golf de 18 trous. Les travaux devaient être achevés en 2009. Après le retrait de Fadesa, Addoha tente de sauver le projet, mais ne parvient pas à vendre les trois parcelles de la composante hôtelière. A noter cependant que ce projet n’a pas fait l’objet d’une convention avec l’Etat. En revanche, les terrains sur lesquels devait être monté le projet appartenaient aux Habous. SOURCE WEB Par Badra BERRISSOULE L Economiste