MAROC CROISSANCE BAM TABLE SUR 5% EN 2015

MAROC CROISSANCE      BAM TABLE SUR 5% EN 2015

LE DÉFICIT DU COMPTE COURANT À 4% DU PIB
LE TAUX DIRECTEUR MAINTENU À 2,5% MAIS SOUS SURVEILLANCE
LES CONCLUSIONS DU CONSEIL D’ADMINISTRATION

Depuis 2013, le déficit budgétaire et celui du compte courant ont amorcé une tendance à la baisse. La note d’optimisme vient du recul du compte des transactions courantes de la balance des paiements. Selon Bank Al-Maghrib, l’encours net des réserves extérieures devrait couvrir à fin 2015 plus de six mois d’importations de biens et services.
Un taux de croissance de 5%, un net recul du déficit du compte courant et une inflation maîtrisée à 1,4%. Voilà les signes d’embellie annoncés par Bank Al-Maghrib pour 2015. Des prévisions confortées par les prémices d’une bonne campagne agricole, l’amélioration de la demande extérieure adressée au Maroc et le recul de la facture énergétique. Mais aussi par la conclusion d'un accord Swap entre BAM et son homologue chinois portant sur 15 milliards de DH. C'est pour financer le commerce et les investissements. Ceci, après une année 2014 relativement morose. «Elle s’est achevée sur de faibles résultats, avec à la clé une dégradation des déficits jumeaux et une aggravation du chômage dont le taux national a frôlé les 10%», relève le conseil d’administration de la banque centrale, réuni hier mardi à Rabat.
 Pour cette année, l’équilibre de la balance commerciale devrait s’améliorer. Après une baisse de 6,4% du déficit commercial en 2014, «la tendance devrait se confirmer en 2015 puisque les réalisations sur les deux premiers dégagent un recul de 37,2% du déficit commercial en glissement annuel. Les importations ont accusé un repli de 15,2% sous l’effet du plongeon de 45% de la facture énergétique. Alors que l’export a bondi de 8,2%, avec la reprise des expéditions des phosphates, les ventes toujours soutenues de la construction automobile et des industries alimentaires.
En ce qui concerne les autres composantes du compte courant, les recettes de voyage ont accusé une baisse de 8,2% à fin février après avoir quasiment stagné en 2014, alors que les transferts des MRE ont progressé de 6,9%. Avec un baril du pétrole à 60 dollars en moyenne, le déficit du compte courant devrait se situer à 4% du PIB contre 5,9% l’année dernière. Bien que les flux des IDE aient régressé de 15,2% sur les deux premiers mois, l’encours des réserves nettes extérieures a atteint 182,2 milliards de DH, soit l’équivalent de 5 mois et 13 jours d’importations. «Cet encours devrait se renforcer en 2015 pour couvrir 6 mois d’import des biens et services», anticipe Bank Al-Maghrib.
S’agissant des finances publiques, la situation à fin février fait ressortir un déficit de 13,4 milliards de DH. Il résulte essentiellement du recul des recettes de la TVA et de la TIC à l’importation. La baisse de la facture énergétique a également ce revers de la médaille pour les recettes ordinaires. (Voir également article page 16).
Sur le plan monétaire, après une augmentation de 6,6% à fin décembre 2014, l’agrégat M3 a enregistré une accélération de son rythme à 7,4% en janvier. L’écart monétaire demeure toutefois négatif laissant entrevoir l’absence de pressions inflationnistes d’origine monétaire.
Sur la même période, le crédit bancaire a augmenté de 4,3% et sa progression à fin 2015 devrait avoisiner 5%. Sur le marché monétaire, la décision du Conseil de Bank Al-Maghrib du 16 décembre d’abaisser le taux directeur de 2,75% à 2,5% s’est traduite par un recul du taux interbancaire de 21 points de base entre le quatrième trimestre et les deux premiers mois de 2015 à 2,51%. Quant aux taux débiteurs, ils se sont stabilisés au cours du quatrième trimestre à 6,03%. Ceci, avec des diminutions de 59 points de base pour les crédits à l’équipement et de 20 points pour ceux destinés à la consommation alors que les prêts de trésorerie et immobiliers ont marqué une hausse de 11 points.
Toujours est-il qu'il n'y a pas de risque système sur les crédits immobiliers. Les deux opérateurs ne totalisent que 2% de l'encours.
L’inflation maîtrisée
Selon la banque centrale, l’inflation restera modérée en 2015. Le taux attendu devrait se situer à 1,4%. Ceci, même avec la décompensation partielle du carburant, la hausse du Smig en juillet prochain et l’augmentation de la tarification de l’eau et de l’électricité. Sauf imprévu à l’impact négatif, ce taux restera stable avec une balance de risques équilibrée même au terme de l’horizon de prévision, soit le 2e trimestre 2016. Sur ces bases et compte tenu de l’amélioration attendue de l’activité du crédit bancaire, le conseil d’administration de la banque centrale a décidé de maintenir le taux directeur inchangé à 2,5%. Avec toutefois un suivi rapproché de l’ensemble des évolutions.
25 Mars 2015
SOURCE WEB Par A. G. L’ECONOMISTE

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