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Du biocarburant de 3e génération made in Maroc

Du biocarburant de 3e génération made in Maroc

Un projet développé par une équipe de jeunes chercheurs de la fondation MAScIR Une première algothèque de souche marocaine Dans 5 ans, le projet de MAScIR consiste à obtenir une production industrielle de biocarburant optimisé et économiquement viable, à base de micro-algues marines (Ph. Jarfi) Un biocarburant 100% marocain! Un projet d’algocarburants de troisième génération vient d’être développé par une équipe de jeunes chercheurs du centre MA ScIR (Moroccan foundation for advanced science, innovation and research). En effet, le processus consiste à obtenir des biocarburants à partir de micro-algues marines d’origine marocaine. L’objectif étant de réduire le déficit national en matière de carburant et d’exploiter et valoriser la richesse en phytoplancton (micro-algues). Aprésent, les chercheurs de MAScIR devront améliorer le rendement de la souche en laboratoire avant de passer à la validation en mode pilote avec des volumes plus importants. « Au bout du programme de recherche, soit 5 ans, ce projet devrait permettre d’obtenir une production industrielle de biocarburant optimisé et économiquement viable », affirme Mohamed Lasri, DG de MAScIR. Pour l’instant, le projet est au stade de validation des résultats de laboratoire. Il bénéficiera de l’accompagnement des industriels, lors de la production. Fruit d’un travail méthodique, l’expérience a été menée par une équipe de 7 jeunes chercheurs en biotechnologie verte et en valorisation des ressources naturelles de MA ScIR. D’une moyenne d’âge de 34 ans, l’équipe est constituée de 4 doctorants et 3 bio-ingénieurs. La genèse du projet date depuis que ces chercheurs avaient entamé le processus d’isolement et de caractérisation des souches de micro-algues marocaines récupérées dans différents points des rives marocaines. L’équipe a ensuite cultivé les micro-algues pour en récupérer les lipides qui se sont transformés en biodiesel par une réaction chimique de « transestérification ». Pour les besoins de ces expérimentations, MAScIR a élaboré une algothèque de souche marocaine avec différents profils lipidiques. Les résultats préliminaires en laboratoire ont permis d’isoler une souche ayant un contenu lipidique initial de plus de 30% avec une croissance rapide prouvant la faisabilité technique du processus. « Sur la base des données préliminaires, nous estimons que la production initiale se situerait entre 130 et 260 barils/ha. Une productivité qui sera améliorée dans un second temps», explique Lasri. Créée en 2007, la fondation MAScIR est présidée par Ahmed Reda Chami. C’est une institution publique à but non lucratif qui vise la promotion de la recherche scientifique, à travers l’énergie, l’eau, l’environnement, la santé et la technologie. La Fondation dispose aujourd’hui de trois plateformes technologiques: nanotechnologie, biotechnologies et microélectronique. Forte d’une équipe de 60 chercheurs, ingénieurs permanents et 32 étudiants doctorants, MAScIR compte à son actif 7 brevets et plus de 60 publications. En 2011, elle a réalisé plus de 2 milliards de DH de contrats de R&D. L’Institution bénéficie de la contribution de l'Etat à hauteur de 300 millions de DH, du Fonds Hassan II pour le développement économique et social (150 millions de DH) et de l'Académie Hassan II (21 millions de DH). SOURCE WEB Par Intissar BENCHEKROUN L’Economiste