Maroc-UE Le statut toujours avancé

Maroc-UE  Le statut toujours avancé

Vendredi, 20 Janvier 2012 10:02 Le rejet par le Parlement européen de l’accord de pêche et les incertitudes qui planent sur l’accord agricole n’entament en rien la volonté du Maroc et de l’Union européenne de maintenir leur partenariat stratégique. En témoigne la récente visite de deux jours, que vient d’effectuer Stefan Füle, commissaire européen chargé de l’Elargissement et de la politique européenne de voisinage (PEV), dont la visite aujourd’hui démontre l’engagement continu de l’UE en faveur de l’approfondissement de ses relations avec le Maroc. Une occasion pour les deux parties de faire l’état des lieux des relations qui existent déjà et d’explorer les nouvelles perspectives qui s’offrent pour le renforcement du statut avancé accordé au Maroc depuis 2008. Pour le commissaire européen, il s’agissait avant tout de venir rassurer les nouvelles autorités marocaines sur la volonté de l’UE de maintenir une place priviligiée dans le royaume, dans le cadre de la nouvelle politique européenne de voisinage. Cela tombe fort bien, car dans le sillage du contexte régional, le Maroc qui a réussi brillamment les premiers pas de sa transition, entend consolider ses relations avec ses partenaires tout en explorant de nouveaux débouchés commerciaux. Pour l’Union européenne, il s’agit de sauvegarder ses interêts dans le pays. C’est en tout cas, le message qu’a voulu porter Stefan Fule, dont c’est le premier contact avec les nouvelles autorités. Très attendu sur la question du statut avancé, qui apelle une toute autre lecture après la décision du parlement européen, le commissaire européen tout comme le ministre des affaires étrangères, Saad Eddine Othmani, ont presque esquivé le sujet qui fâche. «Le Maroc demeure un partenaire important pour l’UE et nous voulons maintenir une relation forte», a déclaré Fule avant d’ajouter que les pays de l’espace communautaire européen restent engagés à maintenir «une relation forte, dans le respect mutuel des interêts de nos deux peuples». Sa visite qui a coïncidé avec la tenue de la session du Parlement, pour la présentation de la politique générale du gouvernement, a été une opportunité pour le commissaire européen d’être édifié sur la situation politique du nouveau Maroc et l’impact des réformes constitutionnelles. Il a d’ailleurs profité de son séjour à Rabat pour s’entretenir avec le président du Parlement ainsi qu'avec plusieurs membres du gouvernement avant de rencontrer des représentants des partis politiques et de la société civile. De quoi faire dire à Stefan Fule que « le Maroc entreprend d'importantes réformes politiques et économiques que nous voyons de façon très positive». Les propos du chef de la diplomatie marocaine ont été relativement plus explicites. Othmani a réaffirmé le soutien du Maroc à la nouvelle vision de la PEV qui doit s’adapter au contexte régional et international. C’est dans ce sens que le Maroc entend équilibrer ses relations avec l’UE, à travers notamment les nouveaux mécanismes mis en place. L’objectif est d’aboutir à un partenariat crédible et solidaire, a souligné Othmani. Les deux parties ont, en tout cas, convenu de maintenir le cap des négociations pour aboutir au final à un espace économique commun qui pourra être ouvert à tous les pays de la région. Un autre statut avancé, diront certains qui commencent à douter de l’impact réel des différents accord signés jusque-là. Mise à jour le Vendredi, 20 Janvier 2012 10:18 SOURCE WEB Par Écrit par Aboubacar Yacouba BARMA Les Echos