Conjoncture La croissance a plus que doublé au 3e trimestre 2015

Conjoncture La croissance a plus que doublé au 3e trimestre 2015

L’activité agricole a progressé de 15,9% au troisième trimestre 2015 au lieu d’une baisse de 3,5%, un an plus tôt.

L’économie nationale a réalisé un taux de croissance de 4,6% au troisième trimestre 2015, soit plus du double du niveau atteint une année plus tôt (2,2%), selon le Haut Commissariat au Plan. Cette évolution est le résultat notamment d’un bon comportement de l’activité agricole, au moment où le rythme d’accroissement des activités non agricoles a été modéré.

L’économie nationale est bien partie pour clore l’année 2015 sur un bon niveau de croissance. Le PIB s’est, en effet, accru de 4,6% au troisième trimestre 2015, soit plus du double du taux réalisé une année plus tôt (2,2%), selon l’arrêté des comptes nationaux du Haut Commissariat au Plan (HCP) au titre de ce trimestre qui intègre pour la première fois les composantes de la demande ainsi que les comptes consolidés de la nation en base 2007 au lieu de celle de 1998.

Comme on pouvait s’y attendre, cette évolution est le fruit notamment d’un bon comportement de l’activité agricole, au moment où le rythme d’accroissement des activités non agricoles a été modéré.

La valeur ajoutée du secteur primaire a, en effet, progressé de 15,2% au troisième trimestre 2015 au lieu d’un recul de 3,3% durant la même période en 2014. Une performance due essentiellement à l’activité de l’agriculture qui a connu une augmentation de 15,9% au lieu d’une baisse de 3,5%, mais aussi à la pêche qui s’est raffermie de 7,6% au lieu d’une baisse de 0,8%.

Par contre, la valeur ajoutée du secteur secondaire poursuit son manque de dynamisme en 2015, affichant +0,8% contre 1,4% durant le troisième trimestre de l’année précédente. Un ralentissement dû notamment au repli observé dans l’industrie d’extraction (-1% au lieu d’une hausse de 2,5% un an plus tôt) et du bâtiment et travaux publics (-0,3% au lieu d’une hausse de 1%). Et ce, au moment où la valeur ajoutée est orientée à la hausse dans l’électricité et eau (5,8% au lieu de 3,1%) et, dans une moindre mesure, dans les industries de transformation (0,9% au lieu 1,1%).

Le secteur tertiaire a, quant à lui, évolué au troisième trimestre 2015 au même rythme que 2014. Sa valeur ajoutée a augmenté de 1,9% soit le même taux enregistré une année auparavant, note le HCP, précisant que toutes les composantes du secteur ont dégagé des croissances positives.

Ainsi, les postes et télécommunications se sont bien comportées, s’étant accrues de 6% au lieu de 6,3%, de même que les services rendus aux ménages et aux entreprises (2,7% au lieu de 2,2%, les services de l’éducation, de la santé et de l’action sociale (1,5% au lieu de 0,8%) et le commerce (1,1% au lieu d’une baisse de 0,6%).

Les services rendus par l’Administration publique générale et sécurité sociale ont été moins dynamiques qu’en 2014 (1,9% au lieu de 2,4%), tout comme le transport (1,8% au lieu de 5,1%), les hôtels et restaurants (0,6% au lieu de 1,9%) et les services financiers et assurances (0,6% au lieu de 1,8%).

L'épargne nationale s'améliore

De ce fait, la valeur ajoutée du secteur non agricole (y compris la pêche) a connu une légère augmentation de 1,6% durant le troisième trimestre 2015 au lieu de 1,7% une année auparavant.

Par ailleurs, l’arrêté des comptes nationaux fait ressortir une amélioration de l’épargne nationale qui a atteint 26,9% du PIB durant le troisième trimestre 2015 au lieu de 24,6% une année auparavant. Il fait état également d’un net recul du besoin de financement de l’économie nationale, passant de 5,5% du PIB à 1%, compte tenu de la baisse de l’investissement brut à 27,9% par rapport au PIB au lieu de 30,1%.

Demande intérieure : 2,8% du PIB

Au cours du troisième trimestre 2015, la croissance économique a été tirée par la demande intérieure et par les échanges extérieurs, selon le HCP. Ainsi, les dépenses de consommation finale des ménages se sont appréciées de 3,3% au lieu de 3,6% un an auparavant, contribuant ainsi pour 2 points à la croissance au lieu de 2,2 points. La consommation finale des administrations publiques a, en revanche, reculé de 2,1% au lieu d’une hausse de 1,5%, contribuant négativement à la croissance (-0,4 point). L’investissement brut (formation brute de capital fixe et variations de stocks) a, quant à lui, progressé de 3,8% au lieu d’une baisse de 6,7% une année auparavant. Ce qui a permis à la demande intérieure de faire passer sa contribution au PIB de 0,2 point le troisième trimestre 2014 à 2,8 points un an plus tard. Pour les échanges extérieurs de biens et services, ils ont dégagé une contribution positive à la croissance, se situant à 1,8 point au lieu de 2 points le même trimestre de l’année précédente.

Le 04 Janvier 2016
SOURCE WEB Par LE MATIN

Tag : activité agricole– Haut Commissariat au Plan– économie nationale- bon comportement de l’activité agricole– la hausse dans l’électricité et eau- les services financiers et assurances– les dépenses de consommation finale des ménages– L’investissement brut (formation brute de capital fixe et variations de stocks)-

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