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Forum Crans Montana L’Afrique et la coopération Sud-Sud sera la question brûlante à Dakhla

Forum Crans Montana L’Afrique et la coopération Sud-Sud sera la question brûlante à Dakhla

La Perle du sud marocain s’apprête par la force des choses à créer l’évènement africain du 17 au 22 mars. Ph : Archive
L'Afrique et la coopération Sud-Sud sera la question brulante qui, comme il y a près d'un an, dominera à Dakhla les débats entre décideurs et experts le temps de la grand-messe annuelle du Forum Crans-Montana.
Un an après une session similaire où s'est retrouvé le gotha mondial de la politique, de l'économie et des finances, la Perle du sud marocain s'apprête par la force des choses à créer l'évènement africain du 17 au 22 mars prochain.
«Alors que le Maroc montre à l'Afrique la voie du développement et que le Forum se bat pour ce continent depuis longtemps, le moment de la jonction est venu», a affirmé le nouveau président de l'organisation, Pierre Emmanuel Quirin en présentant la session de Dakhla.
La ville saharienne va donc accueillir, à un mois du débat du Conseil de sécurité sur le Sahara marocain, l'un des évènements mondiaux les plus en vue qui fêtent le continent dans un esprit de paix, de partenariat afro-africain, de co-développement et de bonne gouvernance.
En déroulant le tapis rouge à des dizaines de délégations étatiques de haut niveau et de représentants d'organisations régionales et internationales, Dakhla déjoue de la manière la plus civilisée les calculs nihilistes de ceux qui voulaient en faire une zone de conflit coupée de son environnement régional.
Le constat d'échec de l'obscure propagande séparatiste est d'autant plus cinglant que la majorité des Etats africains a été activement représentée l'an dernier, au grand dam de certaines parties qui s'activaient sans vergogne pour en obtenir l'annulation ou le boycott.
Car, de l'avis des organisateurs, «Dakhla est une expérience unique de succès d'une gouvernance de territoire bâtie sur des concepts et des approches entièrement novateurs. En ce sens, la ville est un modèle pour toute l'Afrique».
Ils étaient finalement plus de 800 participants de marque à fouler le sol marocain, parmi eux des responsables politiques de premier ordre, des ministres, des députés, d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement et de hauts dirigeants d'institutions régionales et internationales.
Pour le fondateur du prestigieux Forum suisse, Jean-Paul Carteron, la qualité de la participation a révélé au grand jour l'ambition collective qui anime les acteurs africains pour contrer les clichés sur tout un continent et donner la juste mesure de son potentiel et ses atouts pour l'avenir.
Tels sont le crédo et la philosophie des organisateurs de ce conclave mondial conçu comme une opportunité pour les hauts représentants de l'Afrique, mais aussi du reste du monde, et les populations locales de dialoguer et de partager des projets et des visions d'avenir.
A juste titre, ils sont conscients que l'avenir de l'Afrique ne serait construit qu'autour de modèles locaux et régionaux en affirmant que Dakhla, cette ville excentrée mais jouissant d'une position stratégique exceptionnelle, se positionne comme une plaque tournante à l'échelle continentale.
Et ce n'est pas fortuit que le Forum Crans Montana ait décidé de faire le cap sur le modèle de Dakhla : il s'agit de promouvoir des pôles de stabilité et de prospérité dans un espace régional en proie aux menaces de déstabilisation, de terrorisme et de séparatisme.
En effet, il ne peut y avoir de coopération Sud-Sud sans paix ni stabilité dans la région. Et aux yeux des observateurs, le Maroc est l'un des pays qui offrent cette garantie, fort du modèle prôné par S.M. le Roi Mohammed VI pour une coopération sud-sud solidaire et mutuellement avantageuse.
Les promoteurs de la ligne de Dakhla savent pertinemment que tout retard dans cette direction ferait le lit aux forces extrémistes qui profitent des hésitations à engager une véritable stratégie de coopération commune entre les pays d'Afrique. Faute de quoi, ceux-ci risquent de payer cher le prix du laxisme face à l'extrémisme violent et aux défis liés au développement durable.
Les accointances qui fleurissent entre séparatisme et terrorisme le long de la bande sahélo-saharienne devraient avoir ainsi l'effet d'un signal d'alarme pour tous les pays du continent.
C'est la raison pour laquelle le Forum Crans Montana lance un appel pressant aux Etats de la région : «Il faut désormais un peu plus de courage et de détermination pour aborder et régler les vrais problèmes de notre époque».  
Le 11 Janvier 2016
SOURCE WEB Par LE MATIN

 

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