Une "miss Amazighe", pourquoi faire?

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La défense de la culture et de l’identité amazigh ont-elles besoin de l’élection d’une “miss“? C’est en tous les cas ce qui a été fait à Agadir.

Dès qu’on vous dit qu’une “Miss Amazighe“ a été élue, le premier réflexe consiste à rechercher une photo: à quoi ressemble-t-elle? Est-elle jolie?

Rien n’est plus triste et vain qu’un concours de miss. Et pourtant,  cela reste très populaire, tout en confinant la femme dans un registre incertain que l’émancipation est censée combattre.

Bref, elle s’appelle Loubna Chammak, elle est infirmière, jeune (20 ans), originaire des environs d’Agadir. Et elle est heureuse d’avoir gagné. Les femmes savent être les principaux relais des clichés qui les desservent.

Le communiqué dit que Loubna est devenue Miss Amazigh 2966 (à l’occasion du nouvel an amazigh) et qu’elle a arraché son titre contre 9 autres “beautés“. Lorsqu’il s’agit de femmes, la beauté n’est jamais loin, la compétition non plus.

Et comme il s'agit d'amazighité, on croit utile de saturer le public de clichés et de folklore comme le montrent ces photos. Alors que la meilleure défense de l'amazighité reste la promotion d'une culture vivante -elle existe- comme on peut le voir dans le festival Timitar, à titre de simple exemple. L'amazighité est une cause juste qui a besoin de mieux.

Le vrai intérêt de l’initiative réside dans l’organisation d’actions humanitaires et solidaires dans les régions démunies, la “Miss“ devenant une sorte d’ambassadrice de ces causes. Peut-être que si on supprimait l’appellation Miss et la compétition de beauté, l’initiative mériterait d’être totalement soutenue et encouragée.

Le 19 Janvier 2016
SOURCE WEB Par Médias 24

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