Cheikh Biadillah: la mort de Abdelaziz ne changera rien, l’Algérie restera à la tête du polisario

Cheikh Biadillah: la mort de Abdelaziz ne changera rien, l’Algérie restera à la tête du polisario

EXCLUSIF. Mohamed Cheikh Biadillah, homme politique marocain, était l’ami d’enfance de Mohamed Abdelaziz. Biadillah, discret, réservé, d’origine sahraouie, est unanimement respecté au sein de la classe politique marocaine.

Joint par Médias 24, Mohamed Cheikh Biadillah, ancien président de la Chambre des conseillers, rappelle que Mohamed Abdelaziz a été son proche ami d’enfance dans les années 60 jusqu’à 1975.

Malgré les chemins différents qu’ils ont empruntés, il a présenté ses condoléances au père du défunt qui réside à Béni Mellal et à ses deux frères chirurgien et avocat installés à Casablanca et Laâyoune.

Notre interlocuteur explique que Mohamed Abdelaziz a été victime d’une période historique difficile (guerre froide), qui a vu s’affronter le bloc communiste et le bloc capitaliste.

“Soutenu par Kadhafi et par Boumedienne, qui éprouvait  la rage folle de se venger de la défaite de la guerre des sables, le défunt a été instrumentalisé contre son propre pays“.

Selon Biadillah, la mort du chef du polisario ne changera absolument rien au dossier du Sahara car les clés de sa solution sont toujours entre les mains des parrains algériens.

“Le futur remplaçant aura pour seule obligation d’obéir aveuglément aux donneurs d’ordre de l’armée et des renseignements algériens“, précise-t-il.

Il poursuit que ce décès doit être l’occasion d’interroger l’histoire, pour savoir qui est responsable de la perte des 40 dernières années pour la jeunesse sahraouie partagée entre la misère, l’exil et la tentation terroriste.

“Qui est responsable de la fermeture des frontières et du retard de l’UMA qui impacte l’économie du Maroc et de l’Algérie et contribue à déstabiliser la région et par ricochet le bassin méditéranéen ?».

Se défendant d’être pessimiste, Biadillah affirme que si la mort du chef du polisario ne sert pas à remettre en cause le comportement de ceux qui ont conduit à cette situation, cela ne servira à rien.

Interrogé sur le nom du futur successeur de Abdelaziz, Cheikh Biadillah répond qu’il sera simplement algérien ou inféodé aux services du voisin de l’est.

“Ceux qui décident de la succession du polisario ou de la présidence algérienne sont toujours vivants et font toujours partie de l’armée ou des services de renseignements militaires“.

Biadillah conclut que le problème du Sahara est un conflit entre le Maroc et l’Algérie et “il est donc temps pour les Algériens de réévaluer la situation en fonction de cet événement“.

Le 01 Juin 2016
SOURCE WEB Par Médias 24

 

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