Provinces du Sud Ramadan, entre spiritualité et consolidation des liens de fraternité

Provinces du Sud Ramadan, entre spiritualité et consolidation des liens de fraternité

Les rencontres familiales ont souvent lieu après la prière surérogatoire, se prolongent jusque tard dans la nuit et sont ponctuées par le traditionnel thé typiquement sahraoui.

Parmi les traditions sociales des provinces du Sud pendant ce mois béni, en plus des rites religieux et de la récitation du Saint Coran, figure la visite des proches en vue de renforcer les liens d'amitié et de solidarité entre les familles.

La population des provinces du sud du Royaume accueille le mois sacré du Ramadan dans une atmosphère empreinte de spiritualité et de fraternité. Le mois du Ramadan dans le Sud se distingue par des rites religieux et des coutumes sociales ancestrales toujours aussi profondément ancrées au sein de la population, malgré l'évolution de tous les aspects de la vie quotidienne, avec une grande affluence sur les mosquées et les zawiyas, notamment lors des prières surérogatoires des Tarawih.

Parmi les traditions sociales de ces provinces pendant ce mois béni, en plus des rites religieux et de la récitation du Saint Coran, figure la visite des proches en vue de renforcer les liens d'amitié et de solidarité entre les familles. Ces rencontres familiales ont souvent lieu après les prières des Tarawih et se prolongent jusque tard dans la nuit. Elles sont ponctuées par le traditionnel thé typiquement sahraoui et des parties de «Sik», un jeu local particulièrement prisé par les hommes et les femmes de ces régions. D'autres préfèrent encore sortir de chez eux pour profiter de la douceur et de la magie de la nuit au désert, se promener dans les rues animées des villes ou faire des courses.

Les habitants des provinces du sud divisent le mois de ramadan en trois parties, la première dizaine est qualifié de période des enfants ou des «cavaliers», car les gens ont encore la capacité physique de supporter le jeûne, la deuxième dizaine est appelée «afkarich» ou dizaine des méharistes, car elle exige davantage de patience, tandis que la dernière étape est dite la dizaine des «vieilles» ou des «monteurs d'ânes» pour exprimer la lenteur du temps qui passe. Les traditions gastronomiques évoluent également pour la circonstance, les Sahraouis ayant l'habitude par exemple de servir du foie de dromadaire grillé au four ou au charbon de bois et mariné dans de l'eau sans épices. Ce mets est généralement accompagné de thé local. Les familles sahraouies servent la grillade de dromadaire au lieu du dîner traditionnel, avant de préparer un léger «s’hour» à base de «belghaman», un plat fait de blé cuit et moulu qui est plongé dans de l'eau bouillante et sucrée. L'instant qui suit la dernière prière du jour est l'un des moments les plus envoûtants des soirées ramadanesques dans les provinces du sud, lorsque les gens vaquent à leurs occupations diverses dans la fraîcheur typique des nuits du désert et profitent d'un moment de détente après les longues journées de jeûne.

Le 13 Juin 2016
SOURCE WEB Par Le Matin

 

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