Bensalah s'étonne de ne pas avoir de réponse au mémorandum CGEM-BAM-GPBM

Bensalah s'étonne de ne pas avoir de réponse au mémorandum CGEM-BAM-GPBM

A trois jours du scrutin, Meriem Bensalah a accordé une interview de 13 minutes à notre confrère Febrayer.  Elle s’y est exprimée en darija.

La présidente de la CGEM y est revenue sur le mémorandum envoyé le 2 juin au chef du gouvernement. Ce document a été rédigé par Bank Al Maghrib, le GPBM et la CGEM au sujet de la relance de l’économie et de l’amélioration du financement des entreprises.

«Nous n’avons pas obtenu de réponse de la part de Benkirane, ni oralement, ni par écrit», a déclaré Mme Bensalah.

Tout au long de cet entretien, elle n’a eu de cesse d’insister sur l’importance de la confiance comme pilier majeur de toute collaboration.

«Malheureusement, cette confiance a été perdue», a-t-elle déploré, faisant référence aux rapports entre la CGEM et le chef de l’Exécutif.

«Nous avons pu travailler la main dans la main pendant une année seulement. Les bonnes manières sont là, mais le fonds ne suit pas. Or, c’est ce qui compte. Le tissu économique veut du concret, quelque chose qui changera positivement son quotidien. C’est ce changement qui est porteur de confiance, d’investissement, d’emploi… ».  

«Le Maroc a une vision tracée par le Roi Mohammed VI. Mais le gouvernement doit faire son travail. Il n’y pas de stratégies sectorielles. On dirait un véhicule qui dispose d’une boîte de vitesses à 6 rapports , mais qui roule en deuxième».

«Prenons l’exemple du tourisme, un secteur vital, qui emploie 500.000 personnes et qui a été négligé durant ces années. C’est un secteur qui a des retombées transversales: devises, artisanat, services, aérien… Comment a-t-on pu faire l’impasse sur tout cela?», s’est-elle interrogée.

Le 05 Octobre 2016
SOURCE WEB Par Médias 24

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