Jalil Benabbés-Taarji: «Nous avons besoin de ruptures»

Jalil Benabbés-Taarji: «Nous avons besoin de ruptures»

Jalil Benabbés-Taarji, Président de l’Anit (Ph. Anit)

- L’Economiste : Qu’attendez-vous du prochain exécutif?

- Jalil Benabbés-Taarji: En premier lieu, nous espérons une déclaration gouvernementale de principe sincère et résolue. Ce qui nous a terriblement manqué depuis fin 2011. Ceci étant posé, parmi les priorités ‎je peux citer l’augmentation significative des budgets annuels mis à la disposition de l’ONMT. Un supplément de 300 millions de DH par an sur 3 ans, est un minimum pour rattraper le recul de ces mêmes budgets, puis leur stagnation tout au long des 5 dernières années du gouvernement sortant. Parallèlement, la mise en place effective du Conseil supérieur du tourisme et l’activation d’une politique de régulation des capacités et de l’offre qui en découle. Enfin, la mise à plat de la gouvernance tant des secteurs privé que public. Nous avons besoin de ruptures.

- Cette «rupture» semblait pourtant bien partie en 2010… Que s’est-il passé?

- En 2006 déjà nous avions proposé une restructuration du secteur privé. Conformément à l’esprit et à la lettre de la Vision 2010. Débattue. Validée. Puis irrégulièrement rejetée. Fin 2011, de nouveau, nous avons proposé puis co-signé  un protocole avec la CGEM, la CNT etc. Ce protocole, fruit d’un compromis douloureux, devait nous permettre de rétablir la dimension patronale de nos instances représentatives et la mise à niveau générale des statuts des différentes fédérations professionnelles. Cinq ans plus tard, rien n’a été fait. Rien, malgré les relances de l’Anit. Nous faisons aujourd’hui appel à la CGEM pour aller de l’avant.

- S’il fallait repenser la Vision 2020, quelles seraient vos priorités?

- Je commencerai par un vrai bilan partagé de la Vision 2010 et la conclusion du bilan de mi parcours de la Vision 2020 qui est achevé par le Boston Consulting Group depuis 3 mois. Ce travail est mis au tiroir faute –par le ministre sortant– de pouvoir l’assumer et le partager. Ces deux bilans nous indiqueront les grandes lignes du re-engineering. Nous comptons donc sur le prochain ministre du Tourisme pour plus d’entrain et d’écoute. Notre secteur le vaut bien. Au-delà de tout dogme et non-dit.

Le 23 Octobre 2016
SOURCE WEB Par L’économiste

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