Sahara: Gesticulations du polisario, nervosité de l’Algérie, provocations de la Mauritanie

Sahara: Gesticulations du polisario, nervosité de l’Algérie, provocations de la Mauritanie

L’Algérie réagit d’une manière fébrile aux succès marocains en Afrique. Elle caresse un vieux rêve: encercler le Maroc grâce à une république sahraouie et à la complicité de la Mauritanie. Voici pourquoi ce scénario est irréalisable.

Médias24 n’a pas l’habitude de critiquer ses confrères. Mais là, nous devons dire qu’il est désolant de voir des journaux marocains relayer et amplifier les messages de propagande du polisario. Non, les menaces de faire la guerre au Maroc ne sont pas crédibles. Non, si on avait pris soin de visionner attentivement les images d’un supposé défilé militaire, on aurait vu des camions aux pneus crevés et des véhicules dont les traces de rouille sont visibles. Non, le polisario ne fait pas le poids, n’est pas une menace militaire et n’est pas capable de construire un “poste frontière“ à Guergarat.

Pour en finir avec ce point, nous renvoyons nos lecteurs à notre dernière analyse de “l’armée polisarienne“. Il n’y a pas de quoi perturber le statu quo et d’ailleurs, le statu quo arrange le polisario, lui permet de jouer les victimes et de recevoir l’aide humanitaire pour des camps de Tindouf dont les résidents n’ont jamais été recensés.

Voyons maintenant le cas de Lagouira. Cette langue de terre fait partie du Sahara et c’est pour ne pas embarrasser la Mauritanie que les troupes marocaines avaient évité de l’occuper d’une manière durable. La Mauritanie a toujours considéré qu’une présence militaire marocaine à Lagouira pouvait à tout moment asphyxier Nouadibou.

Aujourd’hui, le no man’s land qui s’étend de Lagouira à Guergarat, sur une bande large de quelques kilomètres, est utilisé par la Mauritanie pour lancer des provocations contre le Maroc. La dernière en date est la photo de Brahim Ghali, en tenue militaire, sur un rivage. La propagande du polisario voudrait qu’il s’agisse de l’Atlantique et de Lagouira. Que cela soit vrai ou pas est secondaire: de la part de la Mauritanie, le mal est fait. Tel était l’objectif de notre voisin du sud.

Le Maroc le sait. Et sait que les provocations sont répétitives. Et surtout, que cela peut difficilement aller plus loin.

Il reste l’Algérie. La nervosité de nos voisins de l’est est telle qu’un forum dédié à l’investissement africain a été préparé en catastrophe et s’est conclu en débâcle. Le vice-président du Nigéria a été invité à rencontrer Bouteflika à Alger, peu de temps après la visite du Roi Mohammed VI à Abuja. Plus le sommet africain de janvier approche et plus l’Algérie officielle devient fébrile.

Au final, le Maroc a géré le dossier saharien et les difficultés qui se sont présentées en 2016. Le Royaume a su gagner du temps jusqu’au départ du secrétaire général Ban Ki-Moon dont les deux mandats seront tout, sauf inoubliables. En 2017, le Maroc espère qu’une nouvelle page s’ouvrira, avec le nouveau SG de l’ONU, un nouvel envoyé spécial et un retour dans le cénacle africain.

Le 18 Décembre 2016
SOURCE WEB Par Médias 24

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