TGV Tanger-Kénitra: Les premiers tests d’ici mars 2017

TGV Tanger-Kénitra: Les premiers tests d’ici mars 2017

Les patrons de l’ONCF marocain et de la SNCF française annoncent des tests de TGV pour le mois de février, mars au plus tard et confirment un démarrage de l’exploitation avant juillet 2018.

Dans un entretien croisé accordé à des journaux marocains et français, Mohamed Rabie Khlie et Guillaume Pépy confirment que la LGV marocaine entrera en service dans moins de 18 mois et que le chantier est prêt à 85%. Selon M. Khlie, Marocains et Français "construisent la ligne à grande vitesse aux standards européens la moins chère du monde".

Le projet de LGV, long de 200 km et reliant Tanger à Kénitra, coûtera 24 milliards de DH, financés par Rabat, Paris et des prêts émiratis, koweitiens et saoudiens. La ligne sera testée en février-mars pour une mise en service à la mi-2018.

Entre Kénitra et Casablanca, le TGV empruntera le réseau existant amélioré pour permettre aux TGV d’atteindre des pointes de vitesse de 240 km/h contre 340 km/h potentiellement entre Tanger et Kénitra.

Le TGV doit parcourir la distance séparant Tanger de Casablanca en 2h10 contre 5 actuellement. Ce sera 1h30 entre Tanger et Rabat-Agdal contre 4h actuellement.

Objectifs du modèle économique: 6 millions de passagers et plus de fret

Selon Mohamed Rabie Khlie, entre Casablanca et Tanger, "nous visons 6 millions de passagers par an au bout de trois ans d’exploitation commerciale au lieu de 3 millions actuellement, ce qui devrait nous permettre de dégager une marge opérationnelle qui dépassera de loin celle des trains conventionnels et qui justifiera le développement de notre schéma directeur."

L’ONCF a lancé, en 2016, les premiers échanges avec un groupement chinois intéressé par le développement et l’exploitation de la ligne Marrakech-Agadir. Le TGV marocain doit poursuivre vers Agadir sur la côte atlantique sud et Oujda à l’est, d’ici 2025-2030. Les premières études pour l’extension vers Boujdour, Laâyoune et Dakhla ont également débuté.

Selon M. Khlie, "la grande vitesse, en absorbant des passagers des lignes conventionnelles, permet de libérer des capacités pour le fret dont nous avons besoin pour mieux accompagner le développement de l’activité du complexe portuaire de Tanger-Med".

A ce sujet, M. Khlie rappelle que l’ONCF travaille actuellement au triplement de la voie entre Kénitra et Casablanca afin d’organiser des corridors dédiés pour le fret entre Tanger-Med, Kénitra et la métropole casablancaise.

40 millions de passagers en 2014, 80 millions en 2024

Le patron de l'ONCF indique que 40 millions de passagers ont été transportés en 2014, un doublement par rapport à 2005. Ce chiffre de 40 millions de passagers doit à son tour doubler pour atteindre près de 80 millions de personnes transportés d’ici 2024.

Par ailleurs, les chemins de fer marocains souffrent encore d’importants points noirs en matière de ponctualité et de qualité de service en première comme en seconde classe notamment du côté des sanitaires, mais pas du côté des guichets. M.Khlie qui concède que "depuis deux ans nous sommes arrivés à un niveau de saturation des infrastructures et des matériels, d’où les investissements en cours", parle de "qualité qui peut se dégrader ponctuellement" et indique que "le doublement de la ligne Casablanca-Marrakech est avancé à 75%".

Le 04 Janvier 2017
SOURCE WEB Par Médias 24

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