Maisons d’hôtes Il faut séparer le bon grain de l’ivraie

Maisons d’hôtes  Il faut séparer le bon grain de l’ivraie


Le reportage diffusé par l’émission Capital de M6 sur les opportunités d’acquisition des riads avec des prix modestes à Marrakech avait suscité en son temps un engouement sans précèdent. Beaucoup de personnes ont adhéré à cette idée avec bonne foi et le désir de développer un tourisme à connotation populaire. D’un autre côté, les Marrakchis ont trouvé l’occasion de se séparer de leurs maisons à bon compte dont certaines étaient tombées en ruine.

Dans un premier temps, les Européens qui ont acheté ces riads se sont mis au travail en rénovant de fond en comble leur nouveau patrimoine.

Du coup, ils ont contribué à la renaissance de l’art marocain, à l’innovation tout en respectant l’architecture marocain et à l’art déco avec l’artisanat marocain. C’est dire combien cette transformation a été salutaire pour l’ensemble de la médina en faisant de maisons délabrées d’agréables petits châteaux fleuris et bien agencés. Finis ces transformations, ces nouveaux acquéreurs ont converti leurs Riads en maisons d’hôtes avec tout le confort nécessaire pour accueillir les touristes.

La troisième phase a consisté en la promotion de leurs riads via Internet et les réseaux sociaux et par voie de conséquence ils ont contribué à la promotion de Marrakech.

Ce fut un grand succès, mais l’Etat n’a pas pris au sérieux cette manne bénéfique pour notre tourisme. Très tôt, certains propriétaires ont demandé la mise en place d’une réglementation spécifique pour sauvegarder cette branche d’activité de premier ordre. Mais leurs doléances sont restées lettres mortes, et ce qu’ils avaient craint, a fini par arriver quand les francs-tireurs de l’informel ont infiltré le secteur.

A tel point que certains d’entre eux ont détourné les objectifs des riads vers des activités abjectes. L’association marocaine des maisons d’hôtes (AMHMS) a beau réclamer l’intervention du ministère de tourisme. Mais malheureusement ces fossoyeurs du tourisme et des maisons d’hôtes continuent à sévir dans l’impunité.

Heureusement que la majorité des maisons d’hôtes continue à travailler dans la transparence et avec compétence. Il faut leur rendre hommage car ces établissements s’avèrent plus dynamiques sur le plan promotionnel que la majorité des hôteliers. Les pouvoirs publics devront les considérer comme des operateurs de développement touristique à part entière.

Encadré

Lors d’une conférence de presse, l’association marocaine des maisons d’hôtes a lancé un cri d’alarme pour que les responsables du tourisme fassent leur travail en assainissant cette activité. L’AMHMS réclame également des sanctions contre les hors-la-loi qui sapent la renommée de notre tourisme.

En effet, 90% des plaintes et doléances des clients de maisons d’hôtes sont commis par ces énergumènes qui travaillent dans l’illégalité à travers des Online Travel agence (Expedia, Booking… etc.) a constaté l’association. Le président de cette association, Chritian Lebour, très dynamique de surcroit, dénonce le laxisme du ministère du Tourisme. Un département qui multiplie les promesses mais privilégie l’inaction. Du coup, on continue de tourner en rond en attendant Godot, ce qui laisse le temps aux francs-tireurs de perpétrer leurs méfaits.

Pourtant les maisons d’hôtes représentent plus de 25% de la capacité d’hébergement de Marrakech. Avec 1120 établissements, 7350 chambres et plus de 14.000 lits, ils constituent une force de frappe commerciale importante pour le développement touristique.

Le 07 Décembre 2015
SOURCE WEB Par la vie touristique

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