Biodiversité

Biodiversité

Projet d'actualisation de la stratégie nationale

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\" Publié le : 02.01.2011 | 11h53

Le Maroc bénéficiera du travail effectué par la Plate-forme intergouvernementale des sciences et de politique sur la biodiversité et les services éco systémiques (IPBES).

A quelques jours de la fin de l'Année internationale de la biodiversité (2010), l'Assemblée générale des Nations unies a donné, le 20 décembre dernier, son accord à la création de la Plate-forme intergouvernementale des sciences et de politique sur la biodiversité et les services écosystémiques (Intergovernmental Science-Policy Platform on Biodiversity and Ecosystem Services- IPBES)

A l'image du Groupe d'experts intergouvernemental sur l'évolution du climat (Giec), cette nouvelle instance s'appuiera sur les évaluations scientifiques rigoureuses mondiales, régionales et nationales de l'état de la biodiversité et des services écosystémiques, en vue d'aider dans la prise de décisions politiques, d'identifier les besoins en matière de renforcement des capacités et fournir le financement pour y répondre. «Le Maroc en tant que membre de la Convention de diversité biologique (CDB) coopérera avec l'IPBES, participera au sein de ses instances et cherchera à bénéficier des études que cette plate-forme mènera et des actions de renforcement des capacités techniques et scientifiques qu'elle organisera

Des actions que le Royaume souhaite capitaliser pour la mise à niveau de sa stratégie nationale de biodiversité», indique Ahmed Skim, chef de la division des projets-pilotes et études d'impact au secrétariat d'Etat chargé de l'Eau et de l'Environnement et point focal national de la CDB. Parmi les actions concrètes prévues dans un premier temps, la CDB organisera des ateliers régionaux en vue de renforcer les capacités nationales des pays et donner des orientations pour l'actualisation des Stratégies nationales et plans d'action de la biodiversité (NBSAP). Après, chaque pays développera un projet d'actualisation de sa stratégie nationale de la biodiversité et le soumettra au Fonds pour l'environnement mondial (FEM) pour financement. Ce projet consiste à élaborer des objectifs nationaux pour la diversité biologique et les intégrer aux stratégies et plans d'action nationaux, selon une approche participative, conformément au nouveau Plan stratégique de la convention et aux orientations données par la 10e Conférence de la CDB, organisée en octobre dernier à Nagoya (Japon)

«Notre pays participera aux ateliers régionaux qui se dérouleront dans la zone Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), relatifs au renforcement des capacités en la matière et actualisera son NBSAP, dans le cadre d'un projet financé par le FEM, au cours des 18 prochains mois», ajoute M. Skim. En attendant la réalisation de tous ces programmes, la mise en place de l'IPBES a été confiée au Programme des Nations unies pour l'environnement (PNUE). Ce dernier est appelé à convoquer une réunion plénière pour déterminer les modalités de fonctionnement et les arrangements institutionnels de ce nouveau instrument de conservation de la biodiversité. La prochaine étape aura lieu en février 2011, à Nairobi, quand les ministres de l'Environnement réunis à l'occasion du Conseil d'administration du PNUE donneront leur aval à l'organisation de la première réunion plénière de l'IPBES, qui devrait avoir lieu d'ici à juin 2011. C'est pendant cette réunion que seront définies ses modalités de fonctionnement et le lieu où sera hébergé son secrétariat.

Croissance écologique

Faire rencontrer scientifiques et décideurs, c'est aussi l'objectif du colloque international sur le thème « Changement climatique, agriculture, alimentation, pêches et écosystèmes : réinventer la recherche, l'innovation et la politique pour une croissance écologiquement et socialement équilibrée», qui aura lieu du 19 au 21 mai prochain à Agadir. «La recherche doit reformuler la connaissance scientifique pour qu'elle soit interprétée et appropriée par les décideurs.
Notre colloque comprendra une journée interactive entre scientifiques et politiques», a souligné Mohamed Boussaid, expert à la Coopération technique allemande (GTZ) et membre du comité organisateur de cette rencontre internationale. Cette dernière est organisée par l'Université Ibn Zohr d'Agadir en partenariat avec la GTZ, I'Institut de recherche pour le développement (IRD), la Banque mondiale, l'ONG britannique « Compassion in World Farming » et le Centre Nord-Sud de recherche en sciences sociales (NRCS).

 

 Repères

 

 

Extinction

 

 

 

 

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\"

De nombreux scientifiques estiment que la Terre se trouve à la veille de la 6e grande vague d'extinction de son histoire.

 

 

 

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\"

Perte d'espèces

 

 

 

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\"

Selon l'ONU, le rythme actuel de perte d'espèces, dû aux activités humaines, est plus de 100 fois supérieur à celui de l'extinction naturelle.

 

 

 

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\"

Forêt

 

 

 

\"http://www.lematin.ma/Images/Picto/flecheRouge.gif\"

Après 2010, déclarée Année internationale de la biodiversité, 2011 sera l'Année internationale de la forêt.

 

 

Source : WEB  Par Rachid Tarik | LE MATIN