Pour le magazine américain «World Defense Review»

Pour le magazine américain «World Defense Review»

Le  vient de se fendre d'un long article sur le Royaume du Maroc, considéré comme «l'exemple de transformation volontaire, soucieuse de l'histoire, de la religion et de la culture» ! Signé par Peter Pham, Premier vice-président du Comité national américain pour la politique étrangère, un tel témoignage, si volontariste dans sa formulation, à la lisière du panégyrique,  a valeur de symbole. Il ne laisse point indifférents tous ceux qui sont tentés, en effet, de se livrer à des comparaisons ostentatoires. En revanche, il tombe à point nommé, parce que la communauté internationale est plus qu'interpellée par les tragiques événements qui se déroulent dans certains pays arabes, parce qu'aussi bien analystes politiques, économistes de tout acabit que sociologues cèdent à l'exercice du «benchmarking».


Enfin, on ne dira jamais assez que les Etats-Unis, quel que soit leur président, démocrate ou républicain, quel que puisse être également le contexte politique, ne cessent de porter un regard plus qu'intéressé à l'évolution du monde arabo-musulman…

 

Par souci de rigueur et d'impartialité, il convient de s'en tenir à la remarquable analyse de « World Defense Review » qui, mieux que personne d'autre, expose ce qu'elle appelle « l'ambitieux programme de réformes et d'ouverture politique initié par le Roi Mohammed VI depuis son accession au Trône ». Et comme pour mieux illustrer son propos, elle cite « la mise en place de l'Instance Equité et Réconciliation (IER), une commission d'arbitrage indépendante qui a soldé le passif des violations passées des droits de l'Homme ». Au chapitre des réformes, le champ est spectral, car Sa Majesté le Roi Mohammed VI, aussitôt investi des pouvoirs le 30 juillet 1999, s'est attelé à un vaste travail de mise à niveau, politique, économique, sociale, religieuse et culturelle

 
Ces secteurs se sont inscrits comme des priorités, mais aussi comme des grands chantiers comportant chacun des stratégies ciblées, programmées et mises en œuvre selon un calendrier qui n'a jamais connu, qui ne connaît pas jusqu'à nouvel ordre un terme ou une quelconque interruption


Au plan politique, et nous laisserons le soin au commentateur du « World Defense Review » pour l'affirmer  mieux que nous, « le Maroc se distingue sous le règne de Mohammed VI par un multipartisme dynamique où sont représentées les différentes sensibilités de l'échiquier politique ». En réalité, il n'y a pas que les « différentes sensibilités », mais tout ce que l'on peut imaginer comme courants politiques s'expriment et s'activent, dans le cadre d'une démocratie qui, les dernières élections législatives aidant, s'affirme de plus en plus comme l'incontournable horizon du peuple marocain. Au demeurant, et eu égard à ces élections, le « National Democratic Institute »(NDI) n'avait-il pas souligné « qu'elles avaient été marquées par un esprit de transparence et de professionnalisme » ?


***Le dossier des droits de l'Homme, sur lequel certains à l'étranger ont cru jouer pour dénigrer le Royaume, Sa Majesté Mohammed VI s'y est attelé avec une détermination à toute épreuve. Le processus de réconciliation lancé, on a assisté à un « déballage» sans commune mesure avec tout ce que l'on a connu jusqu'ici, puisque d'anciens détenus politiques, les membres de leurs familles se sont appropriés les chaînes de télévision et décrit en long et en large, avec une totale liberté,  les affres de ce qu'on appelle « les années de plomb ».

 

Autant dire qu'un tel exercice qui relevait du « défoulement psychanalytique » constituait aussi un exemple original et sans précédent

 


La Moudawana, cette pertinente et audacieuse réforme du Code de la famille qui donne ses pleins droits à la femme marocaine, relève de l'ontologie. Aucun autre pays arabe ou africain ne saurait se prévaloir d'une telle avancée institutionnelle. La démarche procède d'une réflexion moderniste et équitable, d'autant plus que la femme marocaine, grandie depuis cinq décennies dans le sérail de la liberté et de la responsabilité, assume les mêmes charges que l'homme, elle est un acteur politique, économique, social, culturel, humain et familial.



Ce que le commentateur de la revue américaine appelle ensuite « la pertinence de l'approche macro-économique », décrit l'engagement royal de faire du Maroc un pays de progrès, de prospérité et de croissance, mais où s'articule l'impératif d'une politique sociale affirmée avec, à la clé, une redistribution équitable des richesses, des fruits du développement et où s'affirme, en corrélation, une politique efficace de lutte contre la pauvreté et l'exclusion. Les chiffres officiels et fiables parlent d'un recul de l'ordre de 40% de la pauvreté


Cette dimension a dominé les dernières années du règne, tant il est vrai que le Souverain en a fait une sorte de cheval de bataille, un credo de sa vision. Le lancement en mai 2005 de l'Initiative nationale pour le développement humain (INDH), participe irréversiblement de cette même volonté de promouvoir le développement économique en concomitance avec le développement humain. Les chantiers d'infrastructures, couvrant un spectre national, divers et multiples, dotent le Maroc de moyens et de projets qui le positionnent sur une échelle inédite. Tant et si bien que, comparaison n'étant pas raison, il ne le cède en rien aux autres pays, en termes de critères de développement


Le champ économique est certainement celui sur lequel s'imprime en priorité l'action multilatérale de Sa Majesté Mohammed VI. Et le commentateur de « World Defense Review » ne se fait pas faute de souligner que la pertinence de l'approche macro-économique du Maroc est attestée par la signature, en 2007, avec les Etats-Unis de ce qui était alors le plus important accord du « Millenium Challenge Corporation »(MCC) portant sur pas moins de 700 millions de dollars qui vise un soutien proclamé aux pays sur la base de leurs politiques qui promeut la liberté politique et économique, l'investissement dans l'éducation et la santé, la lutte contre la corruption, le respect scrupuleux des libertés civiques et de l'Etat de droit… Dont acte !

   Source : WEB  Par LE MATIN