T I C E-gouvernement Maroc Numéric 2013

T I C  E-gouvernement Maroc Numéric 2013

 

   Opportunités de croissance pour les entreprises locales

\ Publié le : 27.08.2010 | 17h01

 

 

 

Un important appel d'offres sera lancé dans les prochains jours. Il porte sur la reprise de l'historique de plus de 40 millions d'actes.

 

 

 

 

 

 

 

\

 

Le programme e-gouvernement offre d'importantes opportunités de croissances aux opérateurs nationaux. C'est l'idée maitresse qui ressort du f'tour débat organisé jeudi dernier à Rabat par l'Apebi sur le thème « pour l'émergence d'une industrie TIC locale autour des projets e-gov »
« Nous percevons les chantiers ouverts par la stratégie Maroc Numeric 2013 comme une réelle opportunité pour le développement des entreprises du secteur et l'acquisition d'un savoir-faire local » a souligné Abdellah Dguig, président de l'Association des professionnels des technologies de l'information (Apebi). Mais outre le plan Maroc Numéric, projet phare de la stratégie e.gov, les chantiers de l'administration électronique ouverts par les différents départements ministériels, constituent un levier de croissance sans précédent pour les sociétés marocaines opérant dans le secteur. Le programme de modernisation de l'état civil, lancé il y a deux ans par le ministère de l'Intérieur est un exemple significatif à cet égard. Ce programme visant à numériser plus de 45 millions de documents, représente pour les opérateurs une grande aubaine pour se développer mais aussi pour montrer leur savoir faire et leur expertise

« Un important appel d'offres sera lancé dans les prochains jours. Il porte sur la reprise de l'historique de plus de 40 millions d'actes

Cela représentant un gros investissement aussi bien pour l'Etat que pour les entreprises privées qui seront retenues. Car, la réalisation d'un tel projet nécessite des équipements, des formations aux modes opératoires, la mise en place de systèmes de sécurité…», a affirmé Younès Sekkouri, directeur du programme de modernisation de l'état civil. Le ministère de l'Intérieur n'est pas le seul département à offrir aux entreprises privées opérant dans les TIC de nouvelles opportunités de croissance. Le ministère des Finances a été pionnier dans ce domaine. Depuis 2006, il avait fait appel au secteur privé pour la réalisation de projets entrant dans le cadre de l'administration électronique. Et, visiblement, il ne compte pas s'arrêter en si bon chemin

Ce ministère, par le biais de la direction générale des impôts (DGI) s'apprête à lancer plusieurs appels d'offres relatifs à la dématérialisation de certains services (déclaration de l'IS et de l'IR notamment) ainsi que la dématérialisation de l'enregistrement. C'est ce qu'a indiqué Younès Kebbaj, directeur des ressources et des systèmes d'information à la DGI. Ce haut responsable a indiqué dans le même ordre d'idées que cette direction était en train de parachever la refonte de son système d'information pour pouvoir accompagner la stratégie gouvernementale. De son côté également, le ministère de l'Equipement et du Transport a recouru aux acteurs privés pour développer des solutions permettant d'accompagner les mutations imposées par le nouveau code de la route. Depuis 2006, M2M se charge de la réalisation des cartes grises électroniques. Cette même entreprise travaille actuellement sur la conception de la billetterie électrique pour le tramway de Rabat qui entrera en service dans les prochains mois

De l'avis de l'ensemble des intervenants, la modernisation de l'administration et la mise en place de nouveaux services électroniques permettent aux entreprises d'exploiter de nouvelles opportunités de croissance et de développer davantage leur savoir-faire. Là, il importe de noter que lors des appels d'offres lancés de temps à autre, les opérateurs marocains soumissionnent dans les mêmes conditions que leurs homologues étrangers et arrivent à décrocher plusieurs marchés.

Ce qui représente un gage de maturité et d'expertise avérée

C'est ce qu'a souligné un haut responsable d'Omni Data, une entreprise qui a accompagné le programme e.gov depuis ses premiers balbutiements. Selon Mohammed Guennoun, directeur à la dite société« il n'y a pas de préférence pour les entreprises nationales qui soumissionnent comme les autres et sont traitées sur le même pied d'égalité ». Mais parfois « quand il s'agit de gros marchés, les chances des acteurs locaux sont moindres, compte tenu de leur chiffre d'affaires. Elles n'arrivent pas à rivaliser avec des multinationales.

Sur cela, je pense que les autorités gouvernementales devraient revoir les critères de sélection

Maroc Numeric

Maroc Numeric 2013 vise à faire des TI un des piliers de l'économie et à positionner le Maroc comme un hub technologique régional. A travers ce plan, le Maroc entend créer ainsi 26 000 emplois supplémentaires, réaliser un PIB additionnel direct de 7 milliards de DH et un PIB additionnel indirect de 20 milliards de DH d'ici à 2013. Doté d'un budget de 5.2 milliards de DH, Maroc Numeric s'articule autour de quatre priorités stratégiques.
Première priorité, la transformation sociale, c'est dire rendre accessible aux citoyens l'Internet Haut Débit et favoriser l'accès aux échanges et à la connaissance. Deuxième priorité, la mise en œuvre des services publics orientés usagers. Troisième priorité, l'informatisation des Petites et Moyennes Entreprises pour accroître leur productivité


Enfin quatrième priorité, le développement de la filière locale Tl en soutenant la création et la croissance des acteurs locaux ainsi qu'en favorisant l'émergence de pôles d'excellence à fort potentiel à l'export.

 

 Repères

 

 

Modernisation

 

 

 

 

\

Outre le plan Maroc Numéric, projet phare de la stratégie e.gov, les chantiers de l'administration électronique ouverts par les différents départements ministériels, constituent un levier de croissance sans précédent pour les sociétés marocaines opérant dans le secteur.

 

 

 

\

Ce programme visant à numériser plus de 45 millions de documents, représente pour les opérateurs une grande aubaine pour se développer mais aussi pour montrer leur savoir-faire et leur expertise

 

 

 

 

 

 

Source : web LE MATIN Par Abdelwahed Rmiche