APEBI Fédération des technologies de linformation des téléc

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Nous explorerons toutes les nouvelles possibilités

Trois questions à   Mohamed Lakhlifi : Président

Vous avez évoqué les difficultés du secteur, quelles sont-elles ?

Les conjonctures économiques internationale et nationale sont mauvaises avec un taux de croissance au Maroc révisé à la baisse avec moins de 3%, une récession en Europe avec notre premier partenaire économique, la France, qui se trouve aussi dans une situation économique très difficile. Des tendances de protectionnisme commencent à voir le jour et qui toucheront, même provisoirement, le secteur de l’Offshoring. Il est évident que dans ce contexte, le secteur des TIC au Maroc sera impacté par cette conjoncture. Nous devons donc doubler de vigilance et réfléchir collectivement aux solutions à apporter au secteur.

Vous pensez à quels problèmes en particulier ?

Le Maroc commence à perdre en compétitivité dans le secteur de l’Offshore. Le dernier trophée gagné ne doit pas cacher la réalité. Nous devons revoir l’offre globale Maroc. Le secteur public doit constituer un gisement de croissance considérable pour notre industrie. Ce dernier est toujours difficile d’accès pour nos PME et TPE, sans parler des problèmes des délais de paiement qui empoisonnent l’activité de certaines entreprises. Le financement des startups et des TPE reste toujours problématique, malgré les dispositifs mis en place et les efforts de l’État. Il faut fluidifier les processus et les rendre plus efficaces. Nous pouvons le faire dans un cadre de collaboration et de confiance public-privé avec l’ensemble des acteurs.

Malgré une conjoncture morose, vous ambitionnez de faire de l’APEBI une fédération forte : comment et avec quels acteurs ?

Le contexte est difficile, mais l’APEBI ne compte pas baisser les bras et continuera à innover et à explorer toutes les possibilités pour ouvrir de nouveaux marchés dans le secteur. L’objectif est de traverser cette crise dans un cadre de collaboration et de confiance public-privé qui a déjà fait ses preuves. L’Apebi a pour ambition de fédérer les acteurs de toute taille de chacune des filières du secteur : SSII, acteurs télécom, cabinets de conseil et de formation, éditeurs de logiciels, offshoreurs, distributeurs, intégrateurs. Il s’agit, comme je l’ai annoncé, d’intégrer au plus vite les filières de conseil et de formation, d’impliquer davantage les acteurs télécom, et d’atteindre 300 membres à fin 2013. Nous voulons une Apebi plus forte qui soit une interlocutrice privilégiée, impliquée en amont de tous les dossiers stratégiques du secteur. Nous voulons aussi une fédération résolument orientée business et favorisant la coopération entre ses membres. Dans ce sens, notre objectif est de faire du marché public un levier de croissance, de tirer profit des projets e-Gov, d’explorer le marché des PME/PMI, d’accroître la demande offshore (ITO, BPO) et d’augmenter nos capacités d’export. Pour ce faire, la partie financement est bien sûr déterminante. Il faut un financement efficace qui passe par l’identification des sources de financement, la simplification de l’accès au financement, l’accompagnement, et par une réflexion nouvelle sur les mesures incitatives. Les chantiers sont nombreux, mais notre fédération réunit des acteurs déterminés à aller de l’avant avec le soutien et l’écoute des pouvoirs publics.

Publié le : 14 Août 2012 – SOURCE WEB  Par Farida Moha, LE MATIN