RESTAURANTS BAISSE DE REGIME DE 30%

RESTAURANTS    BAISSE DE REGIME DE 30%

Moins de sorties des ménages dans quasiment toutes les villes

Plusieurs fermetures d’enseignes et réduction du personnel

Formation, hygiène et manque d’expérience… les carences

Le Maroc compte entre 400 et 500 restaurants classés. Il dispose d’une à trois fourchettes. Cependant, les critères d’attribution devraient être revus, selon les opérateurs .La crise qui s’est fait ressentir sur les budgets des ménages est clairement perceptible dans la comptabilité des restaurateurs. Les Marocains ont considérablement réduit la cadence des sorties-restaurants. S’y ajoutent les quelques perturbations qui traversent le secteur touristique. Les conséquences sont pour le moins non négligeables chez les restaurateurs. C’est dire que «2013 sera clairement une mauvaise année. Nous enregistrons une baisse de 30 à 35% dans le chiffre d’affaires des restaurateurs», explique Khalid Abaddi, président de la Fédération nationale des restaurateurs (FNR). Rabat, Tanger, Agadir et même Casablanca et Marrakech sont les villes les plus touchées. Faute de clientèle régulière, plusieurs unités ont mis la clé sous le paillasson. Même les restaurants gastronomiques affichent une baisse d’activité de 10%, selon les estimations de la FNR. Seuls les restaurants qui sont déjà bien implantés depuis une dizaine d’années arrivent à maintenir le cap. En clair, la concurrence est très rude pour les nouveaux entrants qui doivent faire preuve de beaucoup de créativité. Chaque restaurateur essaie de trouver la parade pour redresser la situation. Réduction des prix, formules spéciales, soirées thématiques, animation… tous les moyens sont bons pour attirer des clients. Mais lorsque cela ne prend pas, parfois les gérants optent pour un dégraissage des équipes. Cependant, les opérateurs tablent sur une reprise d’activité dans les mois à venir du moins pour Casablanca qui pâtit de chute de fréquentations durant l’été. En plus de l’effet conjoncturel de la crise, le secteur souffre de plusieurs problèmes structurels. Les débats qui seront engagés entre les professionnels, en marge du salon Cremai, aborderont l’essentiel de ces problématiques. En première place, arrive la formation, particulièrement du côté du personnel de salle. Des serveurs qui manquent souvent de formation en savoir-être, en accueil, réactivité et en langues étrangères. «Pour satisfaire aux exigences des touristes, les serveurs des grands restaurants doivent au minium parler le français et l’anglais», signale Abaddi. Cependant, là où le bât blesse, c’est l’hygiène. «Il arrive souvent que, même avec une magnifique décoration en salle, les cuisines du restaurant soient très loin des normes sanitaires», regrette le président de la fédération des restaurateurs. Nourriture décongelée et recongelée plusieurs fois, proximité entre les produits de nettoyage et alimentaires, plans de travail mal tenus.les négligences sont légion. Au total, le Maroc compte à peine entre 400 et 500 restaurants classés. Le classement se fait d’une à trois fourchettes. Dans ce sens, la FNR appelle à une meilleure régulation de l’accès à la profession. Aujourd’hui, n’importe qui peut ouvrir un restaurant sans avoir la moindre expérience dans le domaine. Au lancement, les investisseurs font appel au service d’un chef chevronné, étranger ou marocain, pour capter un maximum de clientèle. Très vite le chef est remplacé par un autre moins onéreux et la qualité des plats est clairement réduite. Résultat: une nette baisse de la fréquentation.

SOURCE WEB Par  IL. B.Tags : Khalid Abaddi, président de la Fédération nationale des restaurateurs (FNR)- 400 et 500 restaurants classés- hygiène- Des serveurs qui manquent souvent de formation en savoir-être, en accueil, réactivité et en langues étrangères-