S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa préside à Marrakech le conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement

 S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa préside à Marrakech le conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement

Son Altesse Royale la Princesse Lalla Hasnaa a présidé, vendredi à Marrakech, le conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, en présence des membres du conseil, dont Fouad Douiri, ministre de l’Énergie, des mines, de l’eau et de l’environnement et Mme Miriem Bensalah-Chaqroun, présidente de la Confédération générale des entreprises du Maroc (CGEM).

S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa, qui s’est félicitée de travail accompli et des résultats tangibles atteints depuis la création de la Fondation en 2001, a rappelé les différents programmes que mène la Fondation, et passé en revue le bilan 2012 et les projets proposés pour 2013.

S’agissant du programme «Plages Propres», en accord avec la direction générale des collectivités locales (DGCL) et les départements concernés, une nouvelle vision de ce programme est en cours et engagerait davantage les communes, notamment dans la gestion de leur patrimoine balnéaire en vue d’en assurer une meilleure protection et le faire fructifier au profit des populations locales. Le travail mené a permis d’identifier les leviers de développement à favoriser pour une meilleure préservation et valorisation des plages.
En 2012, ce programme a concerné 71 plages, dont 20 labellisées «Pavillon bleu», réparties sur 45 communes et soutenues par 25 entreprises publiques et privées. Pour ce qui est de la lagune de Marchica, l’une des plus importantes en Méditerranée, la Fondation, de par sa mission, mène des opérations de sensibilisation et d’éducation au développement durable en tant qu’objectif sociétal, qui feront l’objet d’une large diffusion à l’ensemble de la façade méditerranéenne, mais aussi atlantique du Royaume. Depuis son lancement, 4 conventions ont été signées avec différents partenaires, permettant à chacun de mesurer l’intérêt et l’impact de la sensibilisation et de l’éducation à l’environnement et la nécessité de disposer d’outils de représentation commune et d’indicateurs partagés par l’ensemble des acteurs.

En ce qui concerne la Réserve de biosphère intercontinentale en Méditerranée (RBIM), la Fondation vise à engager les promoteurs de grands projets d’infrastructures de la région à intégrer la dimension du développement durable, et ce, en engageant un programme global d’éducation et de sensibilisation. À cet effet, et dans le cadre des conventions signées avec les partenaires de la Fondation, plusieurs actions d’éducation et de sensibilisation ont été menées ou sont en cours de mise en œuvre. Il en est ainsi de la réalisation d’un CD interactif sur la RBIM, le lancement de projets pilotes sur la promotion du tourisme responsable au niveau du Parc national de Talassemtane et des sites les plus fréquentés de la RIBM et d’un SIG en cours d’élaboration.

S’agissant de la baie de Dakhla, la réussite des deux précédents projets a amené divers partenaires à solliciter la Fondation pour engager un programme d’appui au développement durable de cette baie et de créer les conditions de dialogue et de concertation pour la préservation de cet espace de grande valeur biologique et écologique. L’année 2012 a vu la création d’un comité de suivi, la rédaction d’un plan d’action, ainsi que la mise en place de l’Observatoire de la lagune. Les principaux programmes pédagogiques de la Fondation ont été déployés sur place.

Concernant le programme Qualit’air, la Fondation a procédé à la clôture du programme d’acquisition des stations du réseau de mesure de la qualité de l’air que le département de l’Environnement et la direction de la Météorologie nationale continuent de renforcer. À fin 2012, le réseau national comprenait 30 stations de mesure et deux laboratoires mobiles.

Parallèlement, l’étude épidémiologique menée en partenariat avec le ministère de la Santé, le département de l’Environnement et l’appui de la wilaya du Grand Casablanca a été lancée sur l’axe Casablanca-Mohammedia en vue de mesurer l’effet de la pollution atmosphérique sur la santé des citoyens. La phase pilote de cette importante étude a permis l’établissement d’un premier bilan trimestriel à mi-février 2012. Par la suite, elle a été étendue à l’ensemble du territoire du Grand Casablanca. Elle a concerné les hôpitaux publics et des polycliniques de la CNSS, des centres de diagnostic de la tuberculose et des maladies respiratoires, des centres de santé de base, des bureaux communaux d’hygiène, etc. Les données des indicateurs de santé et de la qualité de l’air sur la période du 1er novembre 2011 au 31 octobre 2012 ont été collectées et sont en cours de traitement.

Pour ce qui est du programme «Compensation volontaire carbone», lancé pour la première fois au Maroc le 20 avril 2009 par S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa, il poursuit son développement de manière soutenue. Les conventions conclues avec les différents partenaires ont permis la plantation de 3 500 palmiers dattiers sur le circuit pédestre de la Palmeraie de Marrakech, la fourniture et l’installation de kits photovoltaïques solaires pour 86 écoles rurales et 22 logements d’instituteurs dans des provinces reculées, la distribution de 500 vélos pour les écoliers de la Palmeraie de Marrakech (incitation à l’utilisation des moyens de transport non polluants et l’amélioration de la vie scolaire des enfants), ou encore, la refonte du portail et la réalisation d’un CD interactif pour Éco-écoles.

Par ailleurs, la Fondation, en partenariat avec l’Agence de l’environnement et de maitrise de l’énergie (ADEME), a lancé une étude pour la réalisation d’un outil de calcul du bilan de gaz à effet de serre (GES) et d’une base carbone (facteurs d’émission) adaptés au contexte économique, social et environnemental du Maroc.

Pour sa part, l’étude pour l’Adaptation de la méthode Bilan carbone au Maroc et sa validation sur 3 sites (industriel, touristique et administratif) entre dans le cadre d’une convention de coopération entre l’ADEME et la Fondation, ce qui constituera pour la Fondation un des instruments importants pour la sensibilisation des secteurs public et privé à l’effet de serre et au changement climatique.

Concernant le programme «Éco-entreprise», des ateliers thématiques ont été organisés dans le cadre des programmes d’appui au développement durable de la lagune de Marchica, de la Réserve de biosphère intercontinentale et pour les établissements touristiques concernés par le programme «Clef verte». Dans le cadre de ce programme, une première opération pilote de valorisation agronomique des boues de la station d’épuration du Grand Nador a été réalisée en octobre 2012, avec le soutien de l’ONEE, de la Chambre d’agriculture du Grand Nador et d’experts internationaux habitués à ces techniques. Cette opération constitue une solution durable et pérenne au moyen de compostage des déchets verts et des boues et pourrait se développer en parallèle avec les stations de traitement des eaux usées des grandes agglomérations du Maroc.

En ce qui concerne l’Éducation à l’environnemental et pour ce qui est du programme «Éco-écoles», ce dernier permet d’asseoir les bases d’un apprentissage relatif à la préservation de l’environnement. Sa généralisation se poursuit progressivement. Actuellement, 675 écoles des 16 régions et 81 délégations sont inscrites au programme entre 2010 et 2013, dont 271 rurales (40%) et 404 urbaines (60%).

55 écoles ont été labellisées «Pavillon vert» sur les 105 candidates, dont 63 pour l’année scolaire 2011-2012, durant laquelle 28 écoles ont mis en place des projets environnementaux au sein de leur établissement selon la démarche Éco-écoles et ont obtenu ainsi le Label «Pavillon vert».

S’agissant des Jeunes reporters pour l’environnement (JRE), la célébration du dixième anniversaire de ce programme a été l’occasion de constater le niveau atteint par ce programme qui incite et encourage les lycéens de 12 à 18 ans à enquêter, sous l’encadrement de leurs professeurs, sur une thématique liée à leur proche environnement (déchets, eau, énergie, agriculture, villes, littoral, biodiversité). Avec la participation de près de 2 000 élèves des 16 académies du Royaume en 2012, la dixième édition du concours Jeunes reporters pour l’environnement (JRE) témoigne de l’enthousiasme des élèves pour ce programme. Ils ont livré 64 reportages écrits et 359 photographies, examinés avec attention par le Jury. Six reportages écrits et cinq photographies ont été primés.

S’agissant du renforcement des capacités des jeunes professionnels de la communication en Afrique du Nord, l’objectif de ce projet, piloté par la Fondation en partenariat avec l’Union internationale de la conservation de la nature (UICN-Med), est l’amélioration des capacités des jeunes journalistes en matière environnementale. Un premier projet pilote a concerné 15 journalistes environnementaux du Maroc, d’Algérie et de Tunisie, en leur apportant des connaissances sur les problématiques environnementales (changements climatiques, énergies renouvelables et importance des écosystèmes forestiers) ainsi que les approches les plus pertinentes en termes de recherche, d’investigation et de communication. Des sessions de formation à distance ont été dispensées en 2012 via une plateforme E-Learning spécialement conçue à cet effet : www.rcmdd.ma.

S’agissant du tourisme responsable, destiné avant tout aux professionnels du tourisme, mais aussi au grand public, le programme «Clef verte» représente une bonne opportunité pour une industrie touristique verte. 70 établissements ont arboré le label «Clef verte» en 2012, année marquée par la labellisation d’établissements de haut standing et de renommée internationale. Il y a lieu de souligner que la nouvelle grille des critères «Clef verte» pour la période 2013-2015 a été adaptée au contexte marocain par le jury national et présentée ensuite à un lot représentatif d’établissements labellisés pour avis et compléments.

En ce qui concerne le programme «Sauvegarde et développement de la Palmeraie de Marrakech», ce dernier entre dans sa deuxième phase. Ainsi, l’année 2012 a été marquée par le démarrage de la mise en place d’un système d’arrosage des palmiers privilégiant le pompage solaire permettant de réduire la consommation de carburant et, par là même, d’améliorer la qualité de l’air. Les programmes de plantations de l’année 2012 ont bénéficié de cette nouvelle approche par l’arrosage de 12 500 palmiers, constituant un cas pilote avant sa généralisation. De même, la palmeraie bénéficiera de l’arrosage provenant de la station d’épuration des eaux usées traitées. La préservation de la palmeraie est aussi tributaire de celle de son Site d’intérêt biologique et écologique (SIBE) qui englobe toute sa richesse faunistique et floristique. Les préalables à son classement (analyse des textes réglementaires existants, démarche administrative de classement et élaboration des termes de référence) ont été initiés cette année par un comité local ad hoc crée à cet effet.

Cette deuxième phase connaît le renforcement des programmes d’éducation et de sensibilisation, notamment la conception d’un chemin pédagogique de la palmeraie comme outil d’éducation et de sensibilisation autour de ce site et de la culture oasienne, qui sera mis en place en 2013. À noter que le chemin pédagogique, déjà mis en place au niveau des jardins exotiques, permet aux visiteurs de s’informer et d’être sensibilisés dans un cadre exceptionnel de manière ludique, sur les enjeux et le rôle de la biodiversité dans le développement humain et sur l’intérêt de la préservation du patrimoine naturel.

Sur le plan international, la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, qui est membre de la Fondation de l’éducation à l’environnement (FEE) depuis 2001, vient d’être élue membre du Comité exécutif de cette organisation internationale, lors de l’Assemblée générale tenue à Dublin (Irlande) le 9 juin 2012, pour une durée de deux ans. Le comité exécutif, nommé par l’Assemblée générale, constitue sa cellule décisionnelle et agrée l’ensemble des décisions relatives au développement et à la bonne gouvernance. La Fondation participera ainsi à l’élaboration des orientations stratégiques des programmes de la FEE.

La Fondation vient, par ailleurs, de postuler pour être futur membre du Conseil économique et social des Nations unies (ECOSOC), dans le but de faire partie du réseau des ONG onusiennes, dont l’objectif est d’améliorer le niveau de vie, de chercher le plein emploi et de promouvoir le progrès économique et social. La Fondation, qui a présenté sa demande officielle d’octroi de Statut consultatif auprès de l’ECOSOC, a été inscrite dans le calendrier 2014 de cette organisation.

La Fondation a également adhéré au Bureau d’information méditerranéen pour l’environnement, la culture et du développement durable (MIO ECSDE), qui est reconnu internationalement comme étant un des plus importants réseaux méditerranéens pour l’environnement, la culture et le développement des ONG. C’est également un acteur international clé sur des questions cruciales pour l’avenir de la région, et même au-delà. Un mémorandum d’entente entre les deux institutions est en cours de finalisation, visant à mettre en œuvre des projets et programmes sur l’éducation et la sensibilisation environnementale.
S’agissant du Partenariat futur avec le PNUE, il est à noter que la cérémonie des 10 ans du programme «Jeunes reporters pour l’environnement», a été l’occasion pour Achim Steiner, directeur exécutif du Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE), de solliciter la Fondation pour une coopération en vue de mutualiser leur savoir-faire sur les questions relatives à l’environnement et au développement durable, la promotion de l’éducation environnementale et la sensibilisation, ainsi que le renforcement des capacités et la formation dans le domaine de l’environnement et du développement durable.

À l’issue du conseil d’administration de la Fondation Mohammed VI pour la protection de l’environnement, S.A.R. la Princesse Lalla Hasnaa a posé pour des photos souvenirs avec de Jeunes reporters pour l’environnement ainsi qu’avec des bénévoles, dont ceux du comité scientifique.

Publié le : 14 Juin 2013 –

SOURCE WEB Par MAP/Le Matin

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