INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES COUPES BUDGÉTAIRES LES OPÉRATIONS DE PROMOTION AU RÉGIME SEC

INVESTISSEMENTS TOURISTIQUES COUPES BUDGÉTAIRES  LES OPÉRATIONS DE PROMOTION AU RÉGIME SEC

 UN BUDGET DE 19,7 MILLIONS PRÉVU POUR 2014

DES ÉCONOMIES À FAIRE POUR LA PROMOTION

D’AUTRES INSTITUTIONS PEUVENT PRENDRE LE RELAIS

Pour Imad Barrakad, président du directoire de la Société marocaine d’ingénierie touristique, la coupe budgétaire prévue par le projet de loi de finances 2014 engendrerait «moins d’agressivité et de présence à l’international»  

La Société marocaine d’ingénierie touristique (SMIT) devra serrer la ceinture: son budget passe de 40 à 19,7 millions de DH. Alors qu’à fin août 2013, les réalisations du secteur du tourisme sont marquées par une progression des recettes de 2,2% par rapport à 2012, atteignant 38,6 milliards de DH, l’Etat a choisi de couper dans l’investissement touristique. «La SMIT a participé durant le premier semestre 2013 à de nombreuses manifestations et salons spécialisés à l’échelle internationale, dont l’IHIF à Berlin, l’AHIC à Dubaï, Meet the Money à Los Angeles, la Chine… Ainsi qu’aux road-shows de l’investissement à Vienne, Londres et Abu Dhabi. Le rôle de la SMIT ne se limite pas aux montages techniques et financiers, mais aussi à la promotion du produit Maroc. Avec une telle coupe, ces opérations ne seront plus possibles», déplore Imad Barrakade, président du directoire de la SMIT.
Les programmes de promotion vont-ils passer à la trappe? «Il est clair qu’avec un budget aussi réduit, nous ne serons plus en mesure de drainer autant d’investisseurs. Nous avons recensé 30 projets qui connaissent des difficultés pour un montant d’investissement global de 63 milliards de DH et 22.000 emplois. Soit un taux de réalisation de 42% des 153 milliards de DH prévus par la Vision 2020», rappelle Barrakad. Au total, les investissements, validés par la commission présidée par le chef du gouvernement en décembre 2012, se sont élevés à 14 milliards de DH, portant sur 9 conventions et 8 avenants. Des investissements qui devraient générer 10.300 lits supplémentaires et 4.400 emplois. Cependant, cette coupe est à relativiser. En effet, la SMIT qui vient de souffler sa cinquième bougie devrait se décharger de quelques-unes de ses missions au profit des régions, notamment les futures Agences de développement touristique (ADT). Il y a aussi, et surtout, le Fonds marocain pour le développement touristique, qui aura pour mission la «mobilisation des ressources nécessaires pour le financement des investissements projetés dans le cadre de la Vision 2020. Les investissements de ce fonds portent sur des prises de participation soit directement dans des structures ad-hoc ayant la charge de réaliser des projets touristiques, soit dans des fonds d’investissement devant réaliser des projets dans le cadre d’entités dédiées», selon le rapport économique et financier accompagnant le projet de loi de finances 2014. Au niveau de la promotion, l’Office national marocain du tourisme (ONMT) effectue aussi sa part du travail. Certes, la SMIT s’occupe plus du drainage de l’investissement touristique que des touristes, mais l’ONMT se place aussi dans la même logique, par sa «réorientation stratégique de communication» vers des pays émetteurs d’investissements, comme les pays du Golfe. L’esprit de cette coupe peut donc être interprété comme une manière d’éviter le télescopage entre ces différentes institutions

SOURCE WEB Par Ab. N.  L’Economiste

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