La RAM soigne ses équipages

La RAM soigne ses équipages

Nous avons appris récemment que la R.A.M. avait changé certains des établissements contractuels au Maroc pour abriter son Personnel naviguant à bord, dans un souci « d’équité » avec les standards des hébergements choisis dans les autres pays où ses équipages doivent passer la nuit.

Il est en effet primordial que les équipages, soumis souvent à des rythmes de rotation importants et, par voie de conséquence, fatigants, puissent trouver les meilleures conditions de récupération lorsqu’ils se trouvent en situation de « découcher », que ce soit au Maroc ou à l’étranger.

Bien évidemment, il est de notoriété publique que tout est mis en œuvre pour limiter ces situations, dans un souci d’économie et de rentabilité, comme le font d’ailleurs toutes les Compagnies aériennes du monde, mais il est tout aussi évident qu’elles ne peuvent pas être évitées, au vu des nombres de rotations, des axes desservis et de la rentabilité des lignes et des avions…

En conséquence, le « business » des équipages est, à l’évidence, particulièrement intéressant pour les hôteliers, du fait de son importance, de sa répétitivité et de sa pérennité.

Dans un souci donc d’harmoniser les standards d’hébergement de ses équipages vers le haut de gamme, les hôtels de Marrakech, Agadir et Tanger ont été récemment changés et de nouveaux contrats signés avec des unités affichant 5 étoiles, dont le Mövenpick à Marrakech, le Hilton à Tanger et le Sofitel à Agadir. Les autres villes accueillent déjà les équipages dans des établissements haut de gamme, ou tout au moins dans ce qui se fait de mieux dans la ville concernée.

D’aucuns peuvent s’imaginer que ce segment reste « secondaire » pour un hôtelier, mais les plus avisés sauront surveiller ce qui se passe dans l’aéroport de leur ville et en tirer les conséquences pour aller à la source du business…

En effet, un très rapide calcul nous a conduits à comptabiliser une estimation de plus de 73.000 nuitées annuelles au Maroc pour la seule Compagnie Nationale. Lorsque l’on sait que Ryanair par exemple produit environs 12.000 nuitées sur la seule ville de Marrakech, on ne peut que d’une part se féliciter de la bonne santé de notre fréquentation aéroportuaire, d’autre part inciter nos hôteliers avertis à une veille continue sur ce segment.

En tout état de cause, et au-delà de la « bataille » que ce segment peut engendrer entre hôteliers, il convient de saluer la Compagnie Nationale pour son souci d’harmonisation et sa recherche de bien-être au profit de son P.N.C. »

Le 24  Janvier 2017

SOURCE WEB Par  Premium Travel News

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