Festival Quand le cinéma réinvente la migration à Agadir

Festival Quand le cinéma réinvente la migration à Agadir

Agadir est devenue elle aussi un rendez-vous important pour les cinéphiles et les critiques d’art. La ville d’Agadir abritera du 8 au 11 février la 9e édition du Festival «Cinéma et Migrations». La présidence de cette édition 2012 a été confiée à l’écrivain marocain Tahar Benjelloun. Comme le veut la tradition, la rencontre est organisée par l’Association initiative culturelle (AIC), en étroite collaboration avec le CCM (Centre cinématographique marocain). Au terme de l’événement, le jury du Festival aura planché sur plus de 30 films, dont des courts et des longs-métrages ainsi que des documentaires marocains et étrangers autour du thème de l’immigration. « Notre étrangère » de Sarah Bouain, « Illégal » d’Olivier Masset-Depasse et « Route vers Kaboul » de Brahim Chkiri sont trois belles réalisations figurant parmi les longs métrages programmés lors de cette manifestation. Le public aura l’occasion de voir, par ailleurs, des longs-métrages projetés dans le programme d’une soirée spéciale consacrée à la comédie. Ces films traduisent les espérances et les souffrances des immigrés, souvent contraints à lutter, tourmentés entre la préservation de l’identité et la nécessité d’évoluer et de s’intégrer dans la société du pays d’accueil. L’humour, la dérision et la caricature, travaillés dans un style burlesque et parfois décalé, sont les modes d’expression adoptés dans ces productions. Celles-ci ont pour mission de soulever une série de questions et de traiter des sujets qui débouchent toujours sur les véritables sources d’ennuis de l’immigré : tensions, polémiques, discordes, frustrations, injustice, éloignement, nostalgie, ambition, etc. Une panoplie de courts-métrages et de documentaires est aussi inscrite au programme de la manifestation. Il s’agit de « Rocky doit mourir », d’Abdellah Nihrane, «6h15min » de Mouna Karimi, « Au secours Africa » de Zaynab Toulabi, « Mariage mixte » de Salma Eddlimi, « Ensemble » de Mohamed Fekrane, « Sur la route du paradis » d’Uda Benyamina et « Chlamydia » de Ben Younes Bahkani. Publié le : 8 Février 2012 – SOURCE WEB Par Abdelfattah Aberbri, LE MATIN