LES PAILLETTES POUR VENDRE LE RÊVE MARRAKECH 2012

LES PAILLETTES POUR VENDRE LE RÊVE MARRAKECH 2012

LA DESTINATION PEUT COMPTER SUR LES STARS DU FESTIVAL INTERNATIONAL DU FILM SOUS LES PROJECTEURS CETTE ANNÉE: ISABELLE HUPPERT, SHAH RUKH KHAN, AMITABH BACHCHAN, JONATHAN DEMME… JOHN BOORMAN PRÉSIDE LE JURY DE LA 12E ÉDITION DU FESTIVAL C’EST l’événement phare de l’année. Il est devenu une marque de fabrique de la cité ocre. On imagine mal un festival international de film (FIFM) sans Marrakech. Et la cité ocre sait tirer profit de toutes ces paillettes, d’abord pour confirmer son positionnement de ville touristique et de jet set. Et ensuite en attirant de grosses productions tournées aux environs de la cité ocre. Depuis son lancement, les retombées du festival ont rejailli sur l’industrie du film. Marrakech et d’autres sites comme Essaouira s’installent en tant que plateformes pour accueillir les grosses industries cinématographiques. Rien qu’en 2011, 8 productions ont été tournées au Maroc. Chaque année, plusieurs séries et téléfilms optent pour Marrakech pour tourner une partie de leurs séquences au Maroc. Autant de retombées sonnantes et trébuchantes pour l’industrie cinématographique et aussi pour les établissements de Marrakech qui accueillent ces équipes de tournage et les stars aussi. La manifestation, qui lève le rideau ce vendredi 30 novembre pour 9 jours, en promet plusieurs. La 12e édition du FIFM sera dédiée à la cinématographie indienne qui fête son centenaire et qui connaît une grande évolution. Depuis le premier film indien de Raja Harishchandra (produit en muet) réalisé en 1913, la production de Bollywood tourne actuellement autour de 500 films par an et son industrie s’exporte très bien dans les pays du Maghreb, du Moyen-Orient et du sud-est asiatique. Mumbaï n’est pas le seul producteur puisque l’Inde produit plus de 1.200 œuvres par an. Son cinéma, qui a commencé son ascension dans les années 1950, est plus fort que jamais avec des réalisateurs qui s’adaptent à l’air du temps et aux changements et des stars, dont Shah Rukh Khan, devenues des légendes. Et justement, Shah Rukh Khan ou encore Amitabh Bachchan sont de la partie ainsi qu’une soixantaine d’autres artistes, producteurs et réalisateurs indiens. Le festival donne cette année la part belle à l’industrie asiatique puisqu’un autre monstre sacré du cinéma d’Asie sera mis en avant. Un hommage sera rendu au réalisateur chinois le plus couronné, Zhang Yimou. Une occasion pour les cinéphiles de découvrir sa dernière œuvre, The Flowers of war. Le film raconte un drame historique sino-hongkongais, avec un scénario qui mêle amour, guerre et héroïsme. Yimou ne sera pas le seul à qui le festival rendra hommage cette année. Pour la première fois, un producteur marocain est sous les feux de la rampe. Il s’agit de Karim Abouobayd, patron de Dune Films, qui est aujourd’hui un producteur de renommée internationale, partenaire incontournable de nombreuses productions hollywoodiennes tournées au Maroc dont Prince of Persia, Alexandre ou encore Le retour de la momie. Le festival rendra aussi hommage à la comédienne française Isabelle Huppert. Cette comédienne a été révélée au grand public avec La dentellière de Claude Goretta. Prix d\'interprétation à Cannes à vingt-cinq ans pour son rôle dans Violette Nozière de Claude Chabrol, elle a tourné avec les cinéastes les plus exigeants en France comme Jean-Luc Godard ou Maurice Pialat et aussi à l’étranger. Comme à l’accoutumée, le cinéma américain est bien présent au festival du film de Marrakech à travers un de ses grands réalisateurs, Jonathan Demme avec une soirée d’hommage. Demme a accédé au succès international en 1986 avec \"Dangereuse sous tous les rapports\", un thriller avec Melanie Griffith, Jeff Daniels et Ray Liotta. On lui doit par la suite un autre grand succès, «Le silence des agneaux», qui remporte cinq oscars dont celui du meilleur réalisateur et du meilleur acteur pour Anthony Hopkins. Autre film marquant du réalisateur américain, Philadelphia qui aborde de front la question du sida en 1993 et qui vaudra à Tom Hanks de recevoir à son tour l’oscar du meilleur acteur. Jonathan Demme donnera à Marrakech une leçon de cinéma dans le cadre des masters class organisés chaque an par le FIFM. Un rendez-vous essentiel qui offre aux étudiants et au grand public une occasion exceptionnelle de partager les pratiques et procédés des plus grands metteurs en scène du monde. Une expérience que présentera aussi le réalisateur Brillante Ma Mendoza de Philippine, récompensé par le prix du Jury au Festival international du Film de Marrakech en 2007 pour le film Tirador. La fête du film sera aussi des films cultes, des rétrospectives et des films en compétition. C’est John Boorman qui préside le jury du prochain festival du film de Marrakech, succédant à Emir Kusturica en 2011. A ses côtés, le réalisateur marocain Jilali Ferhati, pionnier du septième art marocain, le comédien français Lambert Wilson (la Boum 2), l’Indienne Sharmila Tagore, le réalisateur américain James Gray, Gemma Arterton de Grande-Bretagne et Marie Josée Croze du Canada. 15 films sont en compétition dont les Chevaux de Dieu de Nabil Ayouch. Au programme aussi, 12 en avant-première, parmi lesquels \"Happiness Therapy\", \"Main dans la main\" ou \"Flowers of War\". Soirées très courues CÔTÉ paillettes, le festival attend plusieurs vedettes. Le FIFM est aujourd’hui très apprécié des stars françaises, américaines et égyptiennes qui répondent toujours présent malgré des plannings chargés. Plusieurs soirées sont programmées tout au long des 9 jours du festival dont celle qui sera tenue au Taj Palace, nouvelle unité hôtelière de luxe, ou encore la très courue soirée de Renault, un des grands sponsors officiels de l’évènement qui fournit également la flotte du festival. Le constructeur signe à nouveau son engagement pour la culture en se chargeant de véhiculer les hôtes et célébrités du festival. Cette année, les sites du festival comprennent plusieurs établissements hôteliers à proximité du Palais des congrès où se tiennent les principales cérémonies et les projections des films en compétition. Les artistes sont logés dans les palaces de la Mamounia, Es Saadi, le Sofitel, le Four Seasons… SOURCE WEB Par Badra BERRISSOULE L’ECONOMISTE